Bilan de Paul Biya à la tête du Cameroun

Ce 6 novembre 2015, le président Biya fête 33 ans à la tête du Cameroun. Quoi qu’en disent ses détracteurs, ces années sont synonymes de renouveau, aussi bien au niveau économique, de la bonne gouvernance que de la liberté d’opinion. Preuve que la culture démocratique est bel et bien enracinée au Cameroun et cela, entre autres, grâce à la politique volontariste du président Biya. Le Cameroun d’aujourd’hui est très loin de celui d’il y a quelques années, tant le pays a évolué. Ne serait-ce qu’avec la réapparition du multipartisme intégral en 1990, qui s’est traduit par la naissance de plus de 200 formations politiques et la fin du système du parti dit unifié censé regrouper toutes les sensibilités politiques dans le but de renforcer l’unité nationale.

Ainsi, après avoir connu le multipartisme de la veille des indépendances dans les années 1950, au milieu des années 1960 (1966 précisément), le Cameroun est retourné au système du parti dit unifié. Mais, depuis 1990, avec le retour du pluralisme politique suite à l’adoption des lois sur la liberté d’association, plusieurs élections législatives et municipales ont été organisées à l’image des élections sénatoriales de 2013 remportées par le RDPC et le SDF et qui a permis au Cameroun de se doter d’un des organes prévus par sa Constitution de 1996. Afin d’encadrer tout ce processus électoral, le président Biya a créé en 2008, en remplacement de l’Observatoire national des élections (ONEL) dont le travail était jugé insuffisant, Elecam.

Cette structure autonome chargée d’organiser et de gérer l’ensemble du processus électoral en attirant l’attention des autorités administratives sur les dysfonctionnements et les problèmes qui pouvaient se poser, s’est depuis acquittée au mieux de sa tâche. On peut ainsi citer, en exemple, l’organisation de la présidentielle de 2011, la refonte biométrique des listes électorales afin de fiabiliser le fichier électoral en éliminant les inscriptions multiples ou fictives, la production et distribution des cartes d’électeur, etc. En dépit de quelques insuffisances et dysfonctionnements, les observateurs y compris internationaux, s’accordent à reconnaître qu’Elecam a permis de faire une avancée remarquable.

De même dans le cadre de la bonne gouvernance, le président Biya a lancé l’Opération Épervier, nom donné par les médias à cette vaste opération de lutte anti-corruption qui n’épargne personne y compris des dignitaires du régime et autres personnalités, dès lors qu’ils sont accusés et condamnés de faits de détournements et de mauvaise gestion des biens publics devant la justice. Le chef de l’État camerounais a toujours fait savoir qu’il mènera jusqu’au bout son combat contre ce fléau qui empoisonne la société camerounaise, quitte à lâcher d’anciens proches collaborateurs et pontes du pouvoir. Il n’a jamais cessé d’affirmer que nul ne bénéficiera de sa protection au cas où sa culpabilité serait établie et qu’il continuera son combat contre la corruption jusqu’à, selon ses propres termes, « la réduire à sa plus simple expression». Et grâce à cette détermination et acharnement, le Cameroun a fait des progrès remarquables en la matière.

Par ailleurs, au début des années 2000, les autorités camerounaises sous le patronage de Paul Biya, ont lancé les travaux de formulation de la vision de développement du Cameroun à long terme. Cette vision du « Cameroun émergent en 2035 », basée pour l’essentiel sur les stratégies sectorielles de l’éducation et de l’économie camerounaise, s’est fixé des objectifs concrets tout à fait réalisables comme l’éducation et la formation des jeunes qui constituent l’un des principaux enjeux de cette stratégie. Tout ceci dans le but de relever entre autres, la proportion des élèves dans les filières scientifiques et technologiques dans les niveaux secondaire et supérieur. De même, un effort d’investissement important et continu a été fourni pour le développement des infrastructures avec entre autres, l’entretien, la réhabilitation et la densification des infrastructures de communication, énergétiques et de télécommunications. Ainsi, en novembre 2013, le président Biya a officiellement lancé les travaux de construction d’un deuxième pont sur le Wouri long de plus de 800 mètres. Pour les opérateurs économiques, ce pont sera d’un apport extrêmement important, car il va permettre de décongestionner Bonabéri, la zone industrielle la plus importante du pays et de fluidifier les échanges entre la capitale économique et les régions situées à l’ouest du Wouri. Grâce à ce pont, Douala va renforcer sa position comme principale plate-forme économique du pays et même de la sous-région Afrique centrale.

Afin de résorber le déficit énergétique du pays qui plombe l’activité économique et industrielle, avec une incidence néfaste palpable sur la croissance, Paul Biya a lancé le projet de construction de nombreux barrages hydro-électriques et centrales thermiques à l’image du projet géant de construction d’un chantier naval sur l’axe Limbé-Idenau dans la région du Sud-Ouest. En raison de son immensité, il est classé par les experts, comme le deuxième plus grand projet infrastructurel au Cameroun après la pipeline Tchad-Cameroun. Il y a également parmi les Grands Travaux entrepris par Paul Biya, le projet de barrage de Lom Pangar, principal chantier énergétique du Cameroun qui permettra au pays non seulement de satisfaire totalement la demande intérieure d’électricité, mais aussi d’alimenter le marché sous-régional. On peut ainsi définir le mandat du président Biya comme celui des Grandes Réalisations, sans oublier évidemment la liberté d’opinion et de la presse.

En effet, depuis les années 90, le paysage médiatique camerounais a connu en la matière, un changement radical qui a commencé avec la presse. L’abolition de la censure administrative sur les contenus des journaux intervenue le 4 janvier 1996 a ainsi contribué à donner un second souffle au dynamisme déjà visible de la presse écrite grâce notamment au vote de la loi du 19 décembre 1990 qui reste emblématique des changements opérés depuis. Avec la proclamation de la liberté de la presse et la fin du monopole de l’État sur les médias audiovisuels, on a donc assisté à l’éclosion de centaines de journaux (plus de 600 journaux selon les statistiques du ministère de la Communication) parmi lesquels une vingtaine d’hebdomadaires et quatre quotidiens privés auxquels il faut ajouter la radio et la télévision. Il existe ainsi, en plus de la chaîne publique, la Cameroon Radio Television (CRTV), une bonne dizaine de chaînes de télévision à capitaux privés et une cinquantaine de radios privées et une quarantaine de radios communautaires. Il faut ajouter à cela le développement de l’Internet et des communications cybernétiques traduites par la création des médias en ligne. La presse camerounaise jouit donc aujourd’hui d’une rare liberté de ton.

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