La paix et la sécurité au cœur du discours de Paul Biya à la Conférence de l’UNESCO

Paul Biya a participé au Forum des dirigeants durant la 38e Conférence générale de l’UNESCO (Paris, du 16 au 18 novembre) célébrant les 70 ans des Nations Unies et des institutions spécialisées dont l’UNESCO. Le président camerounais s’est fait remarquer par son discours poignant d’appel pour la « paix perpétuelle » notamment. Il s’est en effet longuement attardé sur la question de la sécurité avec les différents attentats perpétrés à travers le globe par les terroristes islamistes.

« Mon propre pays, havre de stabilité, en fait aujourd’hui la douloureuse expérience. Il subit depuis quelques années les attaques terroristes de Boko Haram. Cette secte sème le deuil et la désolation dans les familles, cause des déplacements de populations et un afflux de réfugiés. Elle perturbe la vie économique et   sociale de la région de   l’Extrême-Nord     de     mon   pays. Pire, cette nébuleuse, par son intolérance, distille des germes de division à partir de considérations ethnico-religieuses. Elle s’attaque ainsi aux fondements même de notre pays : son unité. Le combat pour l’éradication de cette secte nous oblige à consacrer à notre défense des ressources importantes, au détriment de l’amélioration des conditions de vie des Camerounais. La mutualisation des moyens avec nos voisins, la mise en place d’une force multinationale mixte de l’Union Africaine, et l’appui appréciable des puissances amies dont la France, me laissent penser que nous viendrons bientôt à bout de cet ennemi barbare. »

Paul Biya a ainsi fortement rappelé sa volonté de conjurer à jamais la menace de la secte terroriste Boko Haram et du terrorisme en général. Venue du Nigeria voisin, Boko Haram s’illustre par des attaques meurtrières de part et d’autre de la frontière entre les deux pays, et dans l’ensemble des pays du Bassin du Lac Tchad, provoquant un afflux de réfugiés et de déplacés, et restreignant l’activité économique. Après le Tchad et le Niger, deux autres pays touchés par les assauts du groupe terroriste, la secte, qui semble avoir changé de stratégie, a fait une cinquantaine de morts en une dizaine de jours dans l’Extrême-Nord du Cameroun à travers cinq attentats-suicides en juillet dernier.

L’on comprend dès lors pourquoi Paul Biya tient encore et encore à réaffirmer sa détermination à continuer à ne ménager aucun effort pour éradiquer ce mouvement terroriste afin que « le Cameroun demeure une terre d’hospitalité, de paix, de stabilité, de tolérance et progrès ». En effet, le président camerounais a mis en place une politique de répression qui a réussi à déstabiliser cette secte islamiste qui s’est lancée depuis mars 2014, dans une guerre contre le Cameroun à travers des incursions, des raids meurtriers, des kidnappings, des attaques planifiées contre l’armée camerounaise, etc. Mais, malgré ce dispositif de riposte et de prévention qui a fait ses preuves, la menace reste très vivace dans la région. D’où son appel à la tribune de l’UNESCO à Paris : « C’est le lieu pour moi de rappeler qu’aucun pays n’est à l’abri des attaques terroristes. Ce qui vient de se passer à Paris, le soir du 13 novembre, est particulièrement significatif. Le combat contre le terrorisme est le combat de toute nation qui met le respect de la personne humaine et de sa vie au premier rang de ses valeurs. Ce combat incombe à chaque nation. Il appartient à chaque nation d’y apporter sa contribution. »

Cela nous rappelle que le chef de l’État camerounais a toujours fait de la préservation de la paix et de la sécurité aussi bien à l’intérieur du pays qu’aux frontières avec ses voisins, son principal cheval de bataille. Il a toujours mis un point d’honneur à assurer la sécurité de son pays, de ses concitoyens et de toute autre personne, touriste ou travailleur étranger.

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