Corruption au Cameroun: Paul Biya poursuit son combat

Ce n’est un secret pour personne que la corruption au Cameroun est un véritable fléau national. Au point que c’est devenu depuis plusieurs années l’un des plus grands combats du président Biya qui a fait de la lutte anti-corruption à travers l’opération Épervier, l’une de ses principales préoccupations. Malheureusement, en dépit de la volonté de Paul Biya d’éradiquer ce fléau, il semble sans fin. Ainsi, le dernier rapport de la Commission nationale anti-corruption (Conac) qui porte sur l’état de la lutte contre cette « plaie » au cours de l’exercice budgétaire 2013, souligne une certaine évolution de la corruption qui se traduit par la sophistication des techniques sous diverses formes, gangrénant ainsi l’activité socio-économique du pays, a déploré le révérend pasteur Dieudonné Massi Gams, le président de l’institut chargé depuis sa création en 2006, de suivre et évaluer l’application effective du plan gouvernemental de lutte contre la corruption. Mais heureusement, le combat continue du côté gouvernemental justement.

En effet, concernant les répressions des infractions, le rapport indique que le Conseil de discipline budgétaire et financière (Cdbf) des services du Conseil supérieur de l’Etat (Consupe) a rendu, en 2013, 43 décisions dont 33 portant condamnation des agents mis en cause avant d’ajouter : « Bien plus, ces personnes ont été frappées des amendes spéciales d’un montant cumulé de 33 millions 900 mille F.CFA ». Des organes judiciaires tels la Chambre des Comptes de la Cour suprême ont été mis à contribution pour ce travail. Pour sa part, le Tribunal criminel spécial a rendu 41 décisions dont plus de la moitié portant condamnation avec 2 148 197 513 F.CFA recouvrés et reversés au Trésor public à l’issue de ces décisions.

« Bien que la Conac ne soit pas spécialement chargée du recouvrement des fonds publics, ses différentes actions ont contribué, de manière directe ou indirecte, soit d’éviter à l’Etat de perdre de l’argent, soit de lui restituer de l’argent indûment perçu. Le total des sommes versées au Trésor public ou en cours de versement, à la suite des actions de la Conac, s’élève en 2013, à la somme de 50 464 843 627 F.Cfa », s’est réjoui le vice-président de cette commission qui garde espoir quant à l’avenir de la lutte anti-corruption du fait entre autres, de la volonté des autorités camerounaises de poursuivre ce combat plus que jamais avec 17 départements ministériels et 2 établissements publics administratifs (le Feicom et l’Armp) engagés dans la mise en œuvre des Initiatives à Résultats Rapides (IRR) lancées en avril 2011 par la Conac, etc.

Bref, il semble clair que le président Biya met tout en œuvre, comme promis, à travers ces différentes mesures de lutte contre la corruption, pour éradiquer ce fléau qui empoisonne la société camerounaise. Mais, l’une des mesures les plus phares de sa politique reste, l’Opération Épervier, nom donné par les médias à cette vaste opération de lutte anti-corruption lancée par le chef de l’Etat et qui n’épargne personne, même pas les anciens proches collaborateurs et pontes du pouvoir. Il a toujours fait savoir qu’il mènera jusqu’au bout ce combat contre la corruption.

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