Succession de Paul Biya : un appel à l’insurrection irresponsable!

« Cameroun : l’état bâillonne le peuple » : voilà le titre d’un soi-disant article publié sur un de nombreux bogues consacrés à la diaspora camerounaise avec des gens qui s’improvisent ou s’autoproclament journalistes. L’exercice préféré de la plupart de ces blogues consiste à critiquer Paul Biya, le président camerounais. Dans ce dernier, l’auteur écrit : « Combien d’années encore Paul BIYA sera-t-il président du Cameroun? Qui pour lui succéder? Au Cameroun, personne n’ose poser ces questions: intimidations, accroissements des arrestations, nervosité évidente du pouvoir. En réalité, plus le régime de BIYA s’éternise, moins il semble possible d’évoquer une alternance politique. La moindre velléité de contestation est aussitôt étouffée par les autorités. Tenter de briser le tabou de l’après-BIYA peut valoir d’être aussitôt broyé par le système. »

Depuis toujours, le chef de l’État camerounais, Paul Biya, fait ainsi l’objet d’affabulations, de spéculations de toutes sortes. Il y a toujours des personnes dont les propos sont souvent relayés par la presse en ligne ou les réseaux sociaux, qui prétendent savoir ce qui se passe autour du président Biya. Ce n’est donc pas la première fois que l’on a à faire à un article comme celui-ci où sur la base des spéculations, l’auteur se met à délirer sur le pseudo climat de terreur qui règne au Cameroun.

Mais, quoi qu’en disent ses détracteurs, la culture démocratique est bel et bien enracinée au Cameroun et cela, entre autres, grâce à la politique volontariste du président Biya. Le Cameroun d’aujourd’hui est très loin de celui d’il y a quelques années, tant le pays a évolué. Ne serait-ce qu’avec la réapparition du multipartisme intégral en 1990, qui s’est traduit par la naissance de plus de 200 formations politiques et la fin du système du parti dit unifié. Pailleurs, depuis les années 90, le paysage médiatique camerounais a connu en matière de liberté d’opinion et de la presse, un changement radical. L’abolition de la censure administrative sur les contenus des journaux en 1996 a ainsi contribué à donner un second souffle au dynamisme déjà visible de la presse écrite grâce notamment au vote de la loi du 19 décembre 1990. Avec la proclamation de la liberté de la presse et la fin du monopole de l’État sur les médias audiovisuels, on a assisté à l’éclosion de centaines de journaux (plus de 600 journaux selon les statistiques du ministère de la Communication) auxquels il faut ajouter la radio, la télévision (une dizaine de chaînes de télévision à capitaux privés et une cinquantaine de radios privées et une quarantaine de radios communautaires) et les médias en ligne apparus avec le développement de l’Internet et des communications cybernétiques. Tout cela a permis à la presse camerounaise de jouir aujourd’hui d’une rare liberté de ton.

L’auteur poursuit en affirmant : « la suspicion qui règne dans le pays, et la peur de s’exprimer librement qu’elle entraîne s’est accentuée depuis l’adoption en décembre 2014, d’une loi « antiterroriste« . Cet arsenal législatif, censé contrer les exactions de la secte islamiste Nigériane Boko Haram en territoire camerounais, est aussi un moyen de museler le peuple camerounais. » Paul Biya comme bon nombre de présidents dont le pays a été violemment attaqué par les terroristes islamistes à l’image de la France dernièrement qui a décrété l’État d’urgence, a également été contrait de prendre des mesures à la hauteur de la menace terroriste de Boko Haram qui n’a cessé de multiplier ces derniers mois, les attaques, les enlèvements et les meurtres, défiant l’armée mobilisée pour la combattre dans l’Extrême-Nord du Cameroun. C’est donc naturellement que Paul Biya a déployé des unités de son corps d’élite, le BIR (Bataillon d’intervention rapide), pour traquer ces terroristes. Dernière victoire en date pour Paul Biya : la libération de 900 otages et la mort d’une centaine d’islamistes suite à une vaste opération militaire du 26 au 28 novembre dernier. Paul Biya a toujours assuré qu’il continuera « sans relâche à combattre Boko Haram jusqu’à son éradication totale ». Il ne fait que respecter sa promesse à ses concitoyens et aux étrangers -touristes ou travailleurs- vivant dans son pays.

Enfin, ce pseudo journaliste propose l’insurrection générale aux Camerounais dans un appel complètement irresponsable d’incitation au trouble et à la violence dans un pays en paix : « Peuple Camerounais, l’Histoire est écrite par les vainqueurs, levons-nous et luttons pour notre Peuple, notre Liberté, notre Avenir. C’est notre droit et devoir de renverser la dictature qui nous opprime depuis 33 ans et d’instaurer au Cameroun un régime de liberté et de démocratie. » 

En résumé, ces détracteurs de Paul Biya sont toujours à l’affût de la moindre histoire pour le discréditer. Mais heureusement, ils n’ont jamais réussi à susciter le moindre intérêt auprès du public camerounais.

Une réflexion au sujet de « Succession de Paul Biya : un appel à l’insurrection irresponsable! »

  1. ah enfin quelqu’un qui comprend mieux la situation politique du cameroun. je me suis souvent demandé si ces journaleux qui passent leur temps à dire certaines choses sur le president paul biya avaient même une certaine conscience. en politique nous devons suivre la logique. si nous critiquons, nous devons proposer une solution raisonnable et logique. mais alors certains se plongent dans des injures envers les autres et creant la haine entre compatriotes sur des plateaux de television qui sont sensés être le lieu par excellence pour convaincre avec des mots. le peuple camerounais est bien instruit et personne ne peut le duper. paul biay a opté pour le dialogue et non l’icitation à la violence comme le font certains.

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