CAN Féminine: Le Cameroun sera prêt pour le mois de novembre

Alors que le suivi du cahier des charges de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations féminine est quotidien, des inquiétudes se multiplient et certains ne se gênent pas pour fustiger l’action du gouvernement. Et ce, jusqu’à évoquer de manière violente un scénario catastrophe qui attribuerait l’organisation à d’autres pays qui piafferaient d’impatience.

Quand on sait l’engagement pris par le Cameroun pour faire de cette fête de la jeunesse sportive africaine un succès, il faut savoir relativiser l’état des lieux. Tout simplement parce que dans presque toutes les commandes de ce type, les inspecteurs des instances faîtières sportives tiennent à ce que les choses tournent rondement.

On l’a vu avec la Fédération internationale de football association (FIFA) au sujet de la Coupe du Monde disputée au Brésil en 2014. L’institution marquait pratiquement des réserves au sujet de l’avancement des chantiers, des transports, de la sécurité ou encore des capacités d’accueil du pays hôte. Grande ne fut pas leur surprise lorsqu’au jour J, Brasilia avait livré 96% du cahier des charges du plus grand événement sportif de la planète.

Si la dimension n’est pas la même, le Cameroun a aussi du pain sur la planche pour accueillir la compétition qui se déroulera du 19 novembre au 3 décembre prochain. Les deux principaux chantiers sont ceux des stades de Yaoundé et de Limbé, requis pour l’occasion. Dans les deux infrastructures, une validation de principe a été accordée et tout indique que le pays sera prêt à ce niveau.

Pour l’accueil, il s’est fait jour d’un manque criard de lieux d’hébergement. Même si le Cameroun ne dispose pas d’un grand nombre d’hôtel de haut de gamme, l’offre moyenne et les gîtes pourront permettre d’accommoder équipes et visiteurs. La professionnalisation et la spécialisation du personnel a été assuré depuis plusieurs mois, selon les mots même du Ministre du Tourisme et des Loisirs, Bello Bouba Maïgari, interviewé par le quotidien Cameroon Tribune.

Au cours de l’entretien réalisé lors de la 13e session du Conseil national du Tourisme tenue au moins de novembre 2015, le ministre Maïgari indiquait que « La Can 2016 était une préoccupation majeure pour les autorités. La priorité pour son département était d’organiser les séminaires de formation pour les établissements de ces deux villes.
Des opérations devant mener dans les délais impartis pour que tous les personnels d’accueil, à Yaoundé comme à Limbé et à Buéa soient fin prêts. Il n’a pas non plus seulement été quaestion de ce programme de contingence. Les réflexions ont également porté sur la formation de personnels à long terme et depuis la construction des établissements de formation, la formulation des programmes, l’harmonisation des programmes.

Après a CAN féminine, a conclut Belo Bouba Maïgari, il faudra continuer et les prochains séminaires se déporteront dans toutes les villes qui sont appelées à accueillir la CAN masculine de 2019. C’est-à-dire Bafoussam, Douala et Garoua.
Tout cela devrait apaiser les esprits les plus inquiets et mettre un peu de baume au cœur des fans de football. Quand la critique ne se base que sur un chronogramme, on aperçoit mal l’édification de l’ensemble de l’œuvre.

Ce qu’il faut enfon savoir, c’est que l’équipe gouvernementale chargée de superviser le déroulement des travaux a eu également l’occasion de porter sa propre évaluation et tout est mis en branle pour que les entrepreneurs impliqués dans ce projet livrent les réalisations dans le temps. C’est ça être responsable et répondre positivement à la confiance accordée par les partenaires du développement.

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