Cameroun : Les sceptiques bientôt confondus

Il n’y a pas de prévision économique exacte et aucun plan de développement ne se fait sans anicroche. Il était de bon ton, ces derniers mois, de démolir les projections gouvernementales et les réalisations des services publics. Rien ou presque ne trouvait grâce aux yeux des « experts » qui s’épanchent sur le terrain médiatique. Depuis peu, une certaine accalmie suspecte se dessine, avec la forme d’un ralliement à une très grande majorité des projets mis en place.

En tête de liste, la réponse sécuritaire aux attaques du groupe Boko Haram dans la région de l’Extrême Nord du pays. Que n’a-t-on pas dit alors sur l’état de déliquescence avancée de nos corps de défense ? Les plus infects sont allés jusqu’à inventer des histoires d’horreur sur le manque de coordination au sein des unités des différents camps. On sait ce qui se passe aujourd’hui, et la fierté retrouvée des Camerounais par rapport à la préservation de la paix et de l’unité sur le territoire national.

Dans un autre registre sécuritaire, on a pu et su apprécier le travail des officiers et des unités de combat camerounais en République centrafricaine où il était question d’endiguer des hordes de rebelles et contribuer à y garantir la paix. Mission largement réussie qui a valu les félicitations des responsables des institutions internationales.

Sur le front économique, le plan des infrastructures avance malgré des questions de retard observées ici et là. Le cap est maintenu et les différents départements ministériels concernés sont sur le terrain, motivant et recadrant les groupes d’opérations. Ce qui, pour plusieurs, avait l’air d’inspections pour la forme, était pourtant nécessaire et respectait en tout point les prérogatives des donneurs d’ordres. Un processus qui existe naturellement dans tous les programmes d’espèce dans le monde. Chez nous, on veut toujours parler d’exception camerounaise en grossissant les traits de la moindre fêlure. Le pays se construit de plus belle, peut-être pas au rythme qu’on aurait souhaité, mais assez pour croire en l’avenir et surtout, en une émergence annoncée pour 2035.

Ce qui est pitoyable, c’est que bon nombre des détracteurs de l’action publique semblent réclamer des dividendes. Comme si on gagnait à voir le monde s’effondrer au Cameroun; comme si on montait en grade dans l’opinion internationale à force de « massacrer » l’image du pays. Le silence progressif dont nous parlions plus haut est la preuve, assez parlante, que les sceptiques ont la langue moins pendue. Des engagements ont été pris et ils seront tenus, quoi qu’il arrive.

Un pays peu fiable aurait-il autant de partenaires actifs et de prétendants à la noce de son développement ? Le Cameroun est une nation porteuse de plusieurs atouts qui participent de sa croissance et de son équilibre social. On ne saurait être redondants en parlant de résilience et de la patience qui caractérisent le peuple camerounais. Notre destin est intimement lié à l’attachement, non seulement à notre devise Paix Travail Patrie, mais aussi dans l’engagement de tous et de chacun face à l’action des autorités. Ces dernières, pour tout dire, ne veulent que le bien de tous. S’il y en a qui continuent d’en douter, tant pis pour eux. Les prochaines échéances seront sans doute édifiantes, en plus d’ébranler leurs certitudes.

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