CHAN 2016 : Le Cameroun sera dans les temps

Une véritable course contre la montre s’est engagée pour accueillir, comme il se doit, les participants au prochain Championnat féminin d’Afrique des Nations. Les chantiers des différents stades, temporairement à l’arrêt, sont en ébullition. Les instructions ministérielles auront donc eu du bon, après différentes alertes sur les retards pris par les entrepreneurs. Il se trouve que les premières entreprises sélectionnées, pour réaliser les travaux nécessaires à la mise à niveau des infrastructures, ont failli. Étaient plus particulièrement concernés, le stade Ahmadou Ahidjo et les stades annexes d’entraînement 1&2, pour des réfections majeures.

Au-delà des pourcentages d’exécution des travaux ou même des questions financières, tous s’accordent maintenant pour dire qu’il y a une activité qui laisse augurer une livraison au mois de juillet. Un virage nécessaire amorcé par le Premier ministre Philémon Yang qui, selon plusieurs indiscrétions, aurait de nouveau instruit les responsables administratifs des régions du Centre et du Sud-ouest de se mettre à contribution pour que l’échéancier soit respecté. Autant dire que les Gouverneurs et leurs adjoints auront du grain à moudre, puisque la Très haute hiérarchie, à savoir la Présidence de la République, exige des livrables en bonne et due forme. Comme feuille de route, les responsables des Comités régionaux d’organisation devront veiller à la production des projets d’exécution validés par la mission de contrôle et d’ingénieurs de marchés ainsi qu’à la livraison de chronogrammes des travaux de rattrapage pour les retards déjà accusés tout comme l’ouverture des chantiers, 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.

À Yaoundé, en dehors du stade Ahmadou Ahidjo, on a les annexes de ce complexe omnisports et le stade Militaire. À Buéa, ce sont le Molyko Stadium et le Municipal Stadium qui reçoivent un lifting conséquent. Des milliards de nos francs ont été investis pour que le pays en profite sur la durée. Cela d’autant plus qu’après les compétitions majeures africaines que sont la CHAN 2016 et la CAN 2019, le Cameroun devra doper le développement du football, véritable mine de croissance économique et surtout levier politique.

Pour le président de la République, Paul Biya, il y va ainsi de l’incontournable et absolue nécessité de présenter à l’Afrique et au Monde des infrastructures dignes de ce nom. Le rappel solennel du chef de l’État lors de son discours du 31 décembre 2015 était assez indicateur de cette volonté. « Il y va de l’image de marque du Cameroun », a dit Paul Biya, conscient des enjeux qu’impliquent les deux échéances à venir.

Les assurances données ces dernières semaines par les responsables des chantiers sont plus qu’encourageants. Pour les responsables de la compagnie égyptienne Arab Contractors, repreneurs des travaux à Yaoundé par exemple, tout est mis en œuvre pour que le plan de match prévu soit suivi au chiffre et à la lettre près. C’est à ce prix et à cette allure qu’on est, à cette date, convaincus de pouvoir anticiper une livraison des chantiers à temps pour amorcer l’accueil des pays participants et des amoureux du ballon rond.

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