CHAN 2016 : Le Cameroun connaît désormais les participants

Les huit équipes qualifiées pour le prochain Championnat d’Afrique des Nations Féminin (CHAN) sont connues depuis dimanche. En dehors du Cameroun, pays organisateur, ce sont l’Afrique du Sud, l’Égypte, le Ghana, la Guinée Équatoriale, le Kenya, le Nigeria et le Zimbabwe. Une page du cahier des charges du Comité d’organisation se remplit et permet désormais d’orienter les préparatifs.

Sur le strict plan sportif, la présence de ces ténors du volet féminin impose de mettre la table pour une compétition festive. En effet, comme l’indique la Confédération africaine de football (CAF), organisatrice de l’épreuve, les têtes de liste sont toutes présentes à l’exception de la Côte d’Ivoire, troisième de la dernière édition en 2014 qui a chuté face à l’Égypte dont ce sera la première participation. D’autre part, le Kenya sera la deuxième équipe inédite du tournoi final après sa victoire contre l’Algérie.

Cette édition 2016 marquera également  le retour du Zimbabwé qu’on n’avait plus vu parmi l’élite depuis 2004. Par ailleurs, si l’Afrique du Sud et le Ghana arrivent au Cameroun sans grande souffrance, la Guinée Équatoriale, vainqueur de la compétition en 2008 et 2012, n’a pas démontré grand-chose pour rallier le pays de Gaëlle Enganamouit. Aussi, une absence de nos voisines, les Super Falcons du Nigéria, eût été impensable, avec les sept des neuf trophées décrochés depuis la création de cette compétition en 1998.

Sur le plan organisationnel, la liste définitive de cette élite du football féminin africain permettra d’entrer formellement en contact avec leurs fédérations respectives. L’occasion de cerner les contours de leur participation dans les moindres détails. Quand on sait que cela va de l’accueil simple au quotidien particulier des sportifs en compétition, cela demandera d’être prêt du côté camerounais. La motivation supplémentaire pour le CHAN sera de maintenir et bonifier l’attractivité du Cameroun pour ces événements d’envergure qui se multiplient sur le Triangle national.

La démarche voulue par les autorités camerounaises est partie de la fabrication d’une forme « d’intelligence sportive » à travers ce que le pays compte de gloires, actuelles et passées. Ensuite, une offensive a été menée dans les cercles de décision avec des engagements qui ont séduit. Suivent désormais les infrastructures qui redonneront un certain lustre à notre environnement sportif. Face à la concurrence de plus en plus vive, notamment dans la sous-région d’Afrique centrale, le Cameroun tendait à être banalisé, voire marginalisé dans un domaine où il a constamment dominé ses voisins de la tête aux pieds.

Économiquement, l’accroissement des enjeux liés à l’organisation de ce type d’événements pousse de plus en plus à une diversification des villes ou pays hôtes. En supportant dès cette année l’organisation de la 18e édition du CHAN, le Cameroun se rassure en prenant directement rendez-vous pour 2019. On pourra alors de nouveau renouer avec la plus prestigieuse des compétitions africaines de football, la Coupe d’Afrique des nations (CAN). Malgré les trophées engrangés depuis 1984, la blessure de 1972, lorsqu’Emmanuel Mvé et ses coéquipiers baissèrent pavillon devant le Congo Brazzaville en demi-finale à Yaoundé, demeure.

C’est un peu tout cela qui fait que du 19 novembre au 3 décembre prochains, le Cameroun assure d’offrir à ses visiteurs, un confort certain et une sécurité absolue. Les villes de Yaoundé et de Limbé en salivent déjà.

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