Innovation : Le Cameroun qui gagne

En agriculture, on savait nos cerveaux assez bouillonnants grâce à des récompenses décrochées sur le marché pointu des produits alimentaires. Entre autres registres, le café du Cameroun a eu à recevoir de multiples satisfecits sur les marchés internationaux. Aujourd’hui, la recherche agronomique camerounaise a de nouveau brillé au firmament des inventions.

Le ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation nous apprend en effet que l’Institut de Recherche agricole pour le développement (IRAD) figure parmi les  meilleurs inventeurs de la 44è édition du Salon International de l’Innovation de Genève, en Suisse. Tenu du 13 au 17 avril 2016 sous le quadruple patronage de l’Organisation mondiale de la Propriété intellectuelle (OMPI), du gouvernement suisse, de l’État et la ville de Genève, ce rendez-vous a attiré 695 exposants de 40 pays et un millier d’inventions. Ce qui confirme sa position de rendez-vous spécialisé le plus important au monde.

La délégation camerounaise en est partie avec quatre médailles d’Or, récompensant des variétés alimentaires particulières et désormais de référence. Il s’agit du sorgho, variété CS54 qui a un rendement élevé  et dispose de dérivés en zone soudano-sahélienne du Cameroun ; du manioc à travers la variété 8034, adaptée à différentes zone agro-écologiques du Cameroun ; de la patate douce, variété TIb1 à très large adaptabilité écologique et à haut potentiel de rendement et du maïs, variété  COCA SR qui est un composite.

Dans un contexte où le gouvernement camerounais ramène l’agriculture au premier plan, ces récompenses viennent confirmer la nécessité de cette réorientation. On se souvient d’ailleurs que le président de la République, Paul Biya, avait expressément enjoint la jeunesse à se tourner vers l’agriculture, vivier d’emploi et pôle de développement unique.

Les récompenses des jurys internationaux viennent également confirmer, d’une certaine façon, que le travail des institutions de recherche du Cameroun donne des résultats, de très bons résultats. C’est surtout la preuve que le moteur premier de l’innovation reste et demeure les ressources humaines. En investissant sur plusieurs tableaux scientifiques avec des chercheurs de premier plan, l’État fait d’excellents choix pour le développement de nos industries.

Lors de la présentation des médailles glanées à Genève, la ministre Madeleine Tchuinté a ainsi rappelé  que ces résultats sont le fruit d’un travail ardu,  et que les quatre produits distingués font partie du patrimoine de l’IRAD qui, depuis 2012, s’est enrichi de 17 certificats d’obtentions végétales délivrés par l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI) dont 10 variétés de céréales, 3 variétés de légumineuses, 4 variétés de tubercules et un brevet sur une formule de biscuits à base de riz.

C’est à partir de ces résultats que l’incitation du chef de l’État à investir les champs de la connaissance prend tout son sens, parce que l’audace paie.

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