Le Cameroun plaît aux investisseurs

L’encre du communiqué final du dernier sommet économique sur le Cameroun, Terre d’attractivités, à peine séchée, voici que s’enchaînent les annonces. Celles d’investisseurs prêts à s’engager de manière sereine dans la nouvelle phase de croissance du pays et celles des autorités qui rassurent sur les mesures mises en place pour leur faciliter la tâche.

Dans l’une de ses dernières éditions, le quotidien Cameroon-Tribune (CT), est allé s’enquérir des suites immédiates de la Conférence Économique Internationale des 17 et 18 mai dernier auprès de l’Agence de Promotion des Investissements (API). Et ce que l’on y apprend sur les retombées immédiates est très encourageant, puisque des investisseurs se succèdent au siège de l’institution dirigée par Marthe Angeline Minja. Autant dire donc que le rendez-vous de Yaoundé, impressionnant de par son envergure, a touché de nombreuses cordes d’affaires sensibles.

Du côté européen, quelques groupes sont attendus mais déjà, indique Mme Minja, des Gabonais sont passés s’enquérir des possibilités d’investissements dans la construction de postes de péage et des mini-centrales électriques. « Ils souhaitent que le gouvernement les rassure de ce que leur production sera rachetée par Eneo », de souligner la directrice générale.

Selon les informations fournies par le secrétariat technique à CT, des partenariats ont été signés. William F. Clarks des États-Unis avec Cameroon Telecommunications (Camtel) et un groupe canadien avec l’Agence d’électrification rurale (AER) jumelé à un mémorandum d’entente (MOU) pour appuyer les actions du gouvernement dans ce secteur. Pas en reste, l’API a signé un partenariat avec l’Attijariwafa Bank (Maroc), représentée par son président-directeur général, Mohamed El-Kettani. Le but est de trouver les voies et moyens de financements par des projets présentés par l’agence. « On accompagnera les investisseurs dans les discussions avec cette banque », précise Mme Minja. Autants d’étapes encourageantes qui permettent de voir venir les importants chantiers à ouvrir dans le pays.

La Conférence économique internationale de Yaoundé a donc servi de tremplin idéal, à en croire les éléments mis à la disposition de la presse. Jean-Claude Ebe-Evina, responsable du cabinet Bureau Gestion, et qui planche sur les actes de la conférence, révèle « qu’en dehors des 15 projets exposés dans les ateliers thématiques, une dizaine d’autres a été présentée aux investisseurs. Intérêt marqué pour deux projets présentés dans l’atelier sur l’énergie, notamment l’aménagement hydro-électrique de Njock sur le Nyong, tout comme dans le secteur de l’agriculture. Ce n’est pas tout puisque dans le domaine des transports, la construction et l’aménagement du territoire, de gros joueurs ont été intéressés à y voir d’un peu plus près. »

On apprend plus précisément que « l’un des projets ayant suscité de l’intérêt pour les investisseurs, c’est la deuxième phase de l’autoroute Yaoundé-Douala et Kribi-Edéa. Sauf que, pour ce projet, comme pour les autres relevant de ce secteur, ils doivent être réalisés sous le mode PPP (partenariat public-privé). Et pour cela, les investisseurs devront attendre de soumissionner aux avis à manifestation d’intérêt qui seront lancés par les administrations concernées. Leur réalisation devrait commencer d’ici la fin de cette année. »

Voilà qui ne saurait mieux démontrer la pertinence de l’action de l’État dans son offensive ‘’structurante’’ du pays, loin des querelles et polémiques inutiles.

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