Cameroun : Quand le patronat met la main à la pâte

La poussière à peine retombée sur la Conférence économique de Yaoundé que les autres secteurs prennent le relais. Jusqu’au 4 mai prochain, le Groupement Interpatronal du Cameroun (GICAM) tient son université annuelle. Un rendez-vous pour offrir des avenues aux entreprises afin de décoller et atteindre une vitesse de croisière en rapport avec les ambitions émergentes du pays.

Les responsables de l’institution assurent que l’Université du GICAM s’affirme désormais comme le rendez-vous annuel pour des échanges relevés entre le monde de l’entreprise et le milieu universitaire. Chacune des assises s’est toujours efforcée de rester collée à un objectif majeur : l’amélioration de la performance des entreprises par le renforcement des capacités de leurs dirigeants. La thématique centrale des cinquièmes assises, indique-t-on sera : « L’entreprise championne »

Cette année, l’université du GICAM sera couplée aux Journées de l’Entreprise. Ce qui permettra de mettre en évidence les avantages et la nécessité d’une démarche rationnelle et volontariste de construction de champions nationaux au regard de ses potentielles retombées extraordinaires dans notre économie (sic).

Ainsi, les Journées de l’Entreprise du GICAM (JDE), initiées depuis 2008, sont montées d’un cran en 2013, lors de la deuxième édition qui avait pour objectif principal, selon le GICAM, de réhabiliter l’Entreprise, moteur de la croissance, creuset d’emplois et garante de la cohésion sociale, dans un contexte où les nombreux défis économiques et sociaux ont été cristallisés autour d’une ambition partagée : l’émergence du pays dans un horizon prévisible.

Le thème retenu pour cette troisième édition est : « L’émergence des champions nationaux comme levier pour accélérer et consolider la croissance ».

Un relais des engagements du chef de l’État

On se souvient que dans son discours à la nation à la fin de l’année dernière, le président Paul Biya avait mis un accent particulier sur l’importance du secteur privé dans le développement économique et la création d’emplois. Les performances du Cameroun dans tous les secteurs d’activité industrielle nécessiteront une amélioration constante du climat des affaires. L’État s’y est engagé. Il ne reste plus qu’à solliciter l’inventivité et le dynamisme des opérateurs, ce qui concerne beaucoup plus le GICAM.

Le chef de l’État, lors de son allocution d’ouverture à la Conférence économique de Yaoundé avait eu les mots justes pour en parler. Dans un monde marqué par une interdépendance toujours accrue des économies et des sociétés, indiquait-il, le défi est celui de la construction d’espaces authentiques de prospérité partagée.  Il s’agit de bâtir un nouveau type de relations économiques et sociopolitiques, autour de l’idée de bénéfice mutuel entre partenaires. Le secteur privé devra jouer un rôle essentiel dans un tel schéma. L’Afrique où, souvent, l’État tient une place prépondérante dans l’économie, va  devoir favoriser le développement de l’entreprise.

Et de conclure en affirmant que c’est ce que le Cameroun recherche. Il poursuivra ses efforts dans cette voie, pour s’assurer que les investisseurs nationaux et étrangers   bénéficient du meilleur accompagnement possible.

 

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