Le Cameroun au contact du business sportif

Alors que les supporters de la sélection nationale camerounaise de football devisaient autour du match qui devait l’opposer à celle de la France, une délégation conduite par le ministre des Sports et de l’Éducation physique s’affairait pour mousser la diplomatie économique et sportive. En un mot, il fallait également vendre les atouts événementiels sportifs du Cameroun aux investisseurs français.

On le sait, le président de la République, Paul Biya, tient à ce que les prochains rendez-vous internationaux prévus au pays se déroulent de la meilleure façon qui soit. Voilà pourquoi lors de ses récents rendez-vous avec le peuple, à travers différentes célébrations traditionnelles, et avec le gouvernement, il a émis des prescriptions incontournables.

Le Championnat d’Afrique Féminin de Football -CHAN- (19 novembre-3 décembre 2016) et la Coupe d’Afrique des Nations de Football -CAN- (19 janvier au 10 février 2019) permettront au Cameroun de renouer avec l’accueil d’événements sportifs majeurs. Devant des cahiers des charges précis et des exigences inhérentes à ce type de rendez-vous, les responsables camerounais n’ont donc pas lésiné sur les moyens. L’offre infrastructurelle est désormais en partie comblée avec la sortie de terre des stades Omnisports de Limbé et Bafoussam. On attend la mise à niveau finale du stade Amadou Ahidjo de Yaoundé et la réalisation de celui de Douala-Japoma.

L’expertise française interpelée

En se rendant aux Rencontres internationales grands événements sportifs (RIGES) susciter l’intérêt des experts, la délégation camerounaise venait également combler une partie des volets cruciaux de l’accueil des visiteurs, sportifs et supporters, tout comme l’implication de la communauté d’accueil au Cameroun. La France, il ne faut pas l’oublier  dispose d’une capacité à organiser et accueillir de grands événements sportifs internationaux. Une compétence reconnue et vérifiable à travers les traditionnels Tour de France et Tournoi Roland-Garros. À cela on pourrait rajouter l’Euro de football qui débute le 12 juin prochain, le championnat du monde de handball en 2017 et la Ryder Cup en 2018.

Aujourd’hui, quelques entreprises françaises sont déjà engagées sur les chantiers des deux compétitions, a rappelé le ministre Bidoung Kpatt aux participants des RIGES. Mais cela n’est pas suffisant compte tenu de a taille du défi et ce que la France peut offrir comme compétences. Le Cameroun n’est plus une inconnue pour les investisseurs et autres gens d’affaires français, mais en matière de business, on n’a jamais assez parlé de soi puisque le portrait des nations évolue tous les jours. Et à ce sujet précis, Yaoundé a mis énormément d’emphase dans la facilitation des affaires et l’offre d’outils permettant des opérations hautement lucratives.

Enfin, le président de la Fédération Camerounaise de football, Sidiki Tombi à Roko, a signé une convention de collaboration avec le président de la Fédération Française de Football (FFF), Noël Le Graët. L’accord, indique-t-on, prévoit que les deux institutions coopèreront dans la formation des joueurs et entraineurs, le développement de la pratique du football par les femmes, l’organisation de grands évènements sportifs, la gouvernance, l’organisation administrative des fédérations et le développement des infrastructures sportives.

Comme quoi, l’action ne se déroulait pas simplement entre 22 joueurs sur la pelouse du stade de la Beaujoire à Nantes.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

2 × deux =