Cameroun : Les villes doivent tutoyer l’excellence

Dans le cadre du déploiement tous azimuts que constituent les chantiers de l’Émergence du Cameroun en 2035, on ne saurait s’arrêter aux seules infrastructures. Les ressources humaines, véritables pièces maîtresses du dispositif, sont appelées à se mettre à niveau. Du côté des communautés urbaines, on l’a très bien compris.

Ainsi, la semaine dernière, la deuxième session ordinaire du Comité de pilotage du Programme national de formation aux métiers de la ville (PNFMV) a eu lieu sous la houlette du ministre de l’Habitat et du Développement urbain, Jean Claude Mbwentchou, également président dudit comité. Le Programme national de formation aux métiers de la ville, faut-il le rappeler, est un outil de formation et de renforcement/développement des capacités des magistrats municipaux, des employés communaux et des personnels des services déconcentrés de l’État. Son objectif étant de faciliter l’appropriation et l’exercice des compétences transférées aux communes par l’État, en leur permettant de délivrer des services de qualité aux populations.

Pour cette édition, il a été question de se pencher entre autres sur l’offre pédagogique et le plan d’action de l’année en cours. On aura ainsi appris, à travers les mots des différents responsables, que 22 sessions de formation ont été dispensées au cours de l’année. Lors de ces séances, plus de 600 personnes ont été formées dont 55 maires, du personnel communal et des membres de la société civile. Au menu des cours on retrouve la planification urbaine, le montage des projets, tout comme la problématique hydraulique et d’assainissement ou encore la gestion des ordures ménagères.

Parce que l’environnement immédiat des populations dépend de leurs conditions de vie, ces type de sessions sur des métiers précis vont se multiplier. La prise de conscience, la responsabilisation et la projection vers plus d’excellence et de maturité, sont des notions rappelées à longueur de discours par les autorités administratives. L’écologie politique, désormais admise, il faut nettoyer et permettre un épanouissement sain des citoyens. L’exemple doit toujours venir d’en haut et tous doivent être concernés.

Voilà pourquoi Léonard Emmanuel Nick Bomba, coordonnateur du  programme, a indiqué qu’ils allaient continuer dans cette même mouvance et poursuivre avec ces activités en s’ouvrant aux régions qui ont le moins participé à ces sessions de formation. Pour cette année, il y aura, précise-t-il, un déploiement à Ebolowa, Bertoua, Bafoussam, Douala, Garoua, Maroua et Kribi pour donner les connaissances et les compétences aux collectivités qui rentrent dans le cadre du développement du Cameroun et qui mènent des projets structurants.

Il faut enfin savoir que le PNFMV dispose cette année d’un budget financé et financé à hauteur de 38,6% par les partenaires signataires à la convention de sa mise en œuvre que sont le Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain, le Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, les CVUC et le Fonds Spécial d’Équipement et d’Intervention Intercommunale (FEICOM). 55% sont fournis par l’Agence Française de Développement (nouveau venu à travers le Programme C2D Capitales Régionales) et 6,4% proviennent des reports de 2015.

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