Cameroun : En route pour de meilleurs réseaux de transports

Les médias les plus alarmistes ne manquent jamais l’occasion de parler des drames sur les routes du pays. Même s’ils sont généralement imputables à l’indiscipline des usagers, il y a lieu de relever l’état de certaines voies de transport. Lors de la 20e session du Conseil national de la Route (CONAROUTE), les autorités ont fait un état des lieux.

Le communiqué rendu public à l’issue de la 20e session du Conseil national de la Route sous la houlette du Premier ministre, chef du gouvernement, M. Philémon Yang, par ailleurs président dudit Conseil (CONAROUTE) a fait le point sur les sujets abordés. Il y a été donc question de l’examen des rapports d’exécution des programmes et projets d’infrastructures routières validés lors des précédentes sessions du Conseil, de la validation des programmations 2016 des maîtres d’Ouvrages et Maîtres d’Ouvrages Délégués, ainsi que les modalités d’accompagnement des prestataires des travaux routiers et enfin la présentation de certains mécanismes de financement des prestations routières.

On a ainsi appris que les travaux de construction et de réhabilitation d’un certain nombre de chantiers ont mobilisé un montant de 325,75 milliards de FCFA en 2015, au titre du BIP, du C2D et des ressources transférées aux Communes. Ces travaux concernent, entre autres, la phase 1 de l’autoroute Yaoundé-Douala, la poursuite des travaux de construction du second pont sur le Wouri, les aménagements des entrées Est et Ouest de la ville de Douala, ainsi que le bitumage de la section Ndop-Kumbo de la Ring Road, dont 49 km sont déjà entièrement revêtus.

En ce qui concerne le programme d’entretien routier 2015, peut-on relever, un total de 1000 km de routes bitumées a fait l’objet d’un entretien courant au niveau national, en raison de diverses contraintes techniques et procédurales. De plus, les neuf projets du Programme Spécial d’Urgence 2012 sont réceptionnés à ce jour, à l’exception du tronçon Nding-Mbgaba-Bouam.

Sur un autre plan, il a été relevé l’entretien et la réhabilitation de 7663 km de routes en terre par les entreprises forestières, ainsi que la construction de 35 ouvrages de franchissement, de la route d’accès au site touristique d’Ebogo et de la voie d’accès aux chutes d’Ekom dans le Nkam.

De nombreux engagements pour l’avenir

La sécurité routière, qui n’est pas en reste, a pu voir plusieurs projets conduits avec succès. On parle de l’acquisition des radars fixes de contrôle de vitesse, des alcootests électroniques, des équipements de surveillance routière, des gilets de prévention routière, ainsi que la conduite des campagnes médiatiques de sensibilisation.

Tout ceci est allé de pair avec une surveillance accrue de l’ensemble des programmes et projets d’infrastructures routières. Au demeurant, M. Philémon Yang a salué les mesures d’assainissement du secteur des B&TP prises par certains Maîtres d’Ouvrages et Maîtres d’Ouvrages Délégués, qui se sont traduites par diverses sanctions de suspension, à la commande publique, de certains prestataires indélicats ou défaillants.

Autant dire que le gouvernement a décidé de passer à la vitesse supérieure avec le respect de l’échéancier pour 2016. On fait savoir que l’examen et la validation des programmations des Maîtres d’Ouvrages et Maîtres d’Ouvrages Délégués, ainsi que des modalités d’accompagnement des prestataires des travaux routiers ont permis de mieux apprécier leur pertinence et leur impact sur le développement socio-économique du pays. C’est notamment le cas des projets de construction des autoroutes Yaoundé-Douala, Edéa-Kribi, des tronçons Kribi-Lolabe ; des corridors CEMAC, à l’instar de Sangmelirna-Ouesso, section Sangmélima-Bikoula ; Obala-Batchenga-Bouam; Bachuo-Akagbe-Mamfe-Ekok et Foumban-Manki. Ce qui indique que 883,4 km réalisés sur le réseau urbain vont se poursuivre.

On n’a pas non plus manquer d’évoquer la réalisation à brève échéance de plusieurs autres projets dans la perspective d’améliorer la mobilité urbaine pendant les Coupes d’ Afrique des Nations qu’organise le Cameroun. Le président de la République avait, rappelons-le, mis un accent très particulier à ce que tout soit mis en œuvre à cet effet. Il en est de même des travaux d’aménagement des voies pénétrantes de certaines grandes villes, à l’instar de l’entrée Est de la ville de Douala et le second pont sur le Wouri.

Par ailleurs, diverses actions d’accompagnement institutionnel sont entreprises ou envisagées, à travers notamment la conduite des études géotechniques, la certification de différents protocoles et la mise à disposition de certains engins de génie civil pour répondre à la demande des prestataires et acteurs institutionnels publics. Les discussions consécutives à l’examen de ce point ont permis aux membres du Conseil de marquer leur approbation expresse pour l’exécution de l’ensemble des programmations prévues au titre de l’exercice 2016, ce qui permettra de renforcer l’offre nationale en infrastructures routières.

Autant dire, comme un des experts à la fin de la rencontre : « tout roule ! »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

19 − un =