Martin Belinga Eboutou : l’obsession de Patrice Nouma

Les campagnes de salissage du Cameroun et de ses dirigeants ne s’arrêteront jamais. C’est une constante dans le landerneau politique du pays. Sauf que dans tout le climat d’horreurs qui se déversent chaque jour à travers les médias traditionnels et les réseaux sociaux, il y a un manque flagrant de lucidité, de cohérence et même de bon sens. Après avoir reproché une kyrielle d’inepties au président Biya pour miner sa crédibilité, on essaie désormais de l’atteindre par le flanc familial afin d’achever de démontrer son incompétence. Nous l’avons relevé la semaine dernière. Mais ce n’est pas tout car, avides de sensations, certains flagorneurs devenus détracteurs féroces, font feu de tout bois.

Ainsi, le Directeur du Cabinet Civil (DCC) de la Présidence de la République, Martin Belinga Eboutou, est pointé du doigt dans plusieurs affaires, dont celle de la fille du chef de l’État, et au sujet de prétendus détournements de fonds publics. Voilà comment sévit un certain Patrice Nouma, pour ne parler que de lui, qui nous prend à témoin de l’influence « maléfique » de M. Belinga Eboutou sur la Première dame et par ricochet sur sa progéniture. Ses écrits sur Facebook et ses vidéos sur sa chaîne Youtube sont déchaînés et sans nuances depuis plus d’un an. Les objectifs inavoués de ces opérations ? Seul le concerné le sait tant son incohérence est navrante.

Tenez. Le Sieur Nouma, prenant pour prétexte son ancienne appartenance aux forces de défense du Cameroun et une proximité avec des « sources sûres », n’arrête pas de « révéler » des informations sur la nuisance de l’entourage du chef de l’État. Dans l’un de ses derniers délires, il y va de prétentions sur des factures impayées de l’État par rapport à la location d’avions privés pour les déplacements du président de la République. Les documents publiés et datés de manière éparse, entre 2010 et 2013, servent de preuves « irréfutables ». Bien entendu, plusieurs ont mordu à l’hameçon de celui qui prétend être à la tête d’un certain Comité Camerounais de Transition, et qui risque de l’être encore pour longtemps.

À moins qu’il n’ait d’autres cartes dans sa manche, cet « investigateur » qui se donne toutes les prétentions du monde, se lance maladroitement dans l’arène. On ne peut, en effet, proférer pareilles accusations sans filet protecteur pour au moins deux petites raisons. La première est que les factures que nous avons vues, sont adressées à l’attention Directeur du Cabinet Civil, pour la Présidence de la République. Quand bien même il pourrait être le mandataire des opérations courantes de la PRC, il n’est pas nécessairement celui qui assure les paiements des factures. Prétendre qu’il refuse de s’exécuter est simplement grossier et excessif. Il existe un circuit classique et éprouvé dans l’administration à cet effet. La deuxième raison concerne les dates des prestations. Comment se fait-il que ces réclamations interviennent, dans certains cas, six ans plus tard et dans d’autres, trois ans ? Les paiements auraient-ils été sélectifs ? Auquel cas, que le « combattant de la République », Patrice Nouma, nous en fasse la preuve.

À la vérité, l’auteur de ces accusations est un imposteur qui veut se faire passer pour un salvateur au nom de la justice. Si M. Belinga Eboutou a réellement détourné les fonds destinés à honorer ces factures, il faudra par exemple produire des pièces comptables authentiques qui démontrent des décaissements de fonds publics pour son bénéfice ou pour des tiers. Et si, dans bien des cas aussi, les détournements se font de plusieurs autres manières, que le « CCT » enquête sérieusement et le porte à l’attention de l’opinion nationale, au lieu de coucher des balivernes. Les Camerounais peuvent être naïfs à certains égards, mais pas au point de se faire dire n’importe quoi.

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