Cameroun : Un professionnel pour magnifier le CHAN 2016 et la CAN 2019

Le volet événementiel de ces deux rendez-vous portera la marque d’un spécialiste en la matière, Daniel Carpentier. Le Français a une feuille de route impressionnante mais suscite des interrogations malsaines.

Il n’est pas de plateforme consacrée au business de l’événementiel au Cameroun qui ne conteste le choix de cet expert pourtant rompu à l’exercice. Au centre de la fronde,  la question du rejet quasi récurent des ressources locales pour ce type de projet. Ce que l’on a souvent appelé la « camerounisation » des responsables dans l’administration publique, lors des années qui ont suivi l’indépendance du pays, est régulièrement évoqué à toutes les sauces.

Au 21e siècle, et dans une dynamique mondialiste qui impose un usage transversal des compétences, il est déplorable d’en être figé à ce point. L’accusation facile de trouver les motifs du choix de Daniel Carpentier dans des opérations de rétro-commission est un peu trop facile. Citons un exemple, parmi tant d’autres, peu édifiant. On se souvient que dans le cadre du Mondial 2014 au Brésil, une cellule avait été clairement été montée pour l’image du Cameroun au pays du roi Pelé. L’État de l’Espirito Santo et la ville de Vitoria, hôtes de la délégation camerounaise, avaient tout mis à la disposition des nôtres pour assurer une visibilité maximale des Lions Indomptables et partant, du pays. Au final, il n’y a rien eu de réalisé pour plusieurs raisons, dont le manque de conscience de l’importance des événements que l’on organise.

Le Comité d’organisation du très prochain Championnat d’Afrique féminin de football (novembre-décembre 2016) n’y est pas allé par quatre chemins et a choisi une expertise parmi les compétences de référence pour ce type d’organisation. Et dans l’expectative de la Coupe d’Afrique des Nations de 2019, il était clairement entendu que l’amateurisme ne pouvait plus régner éternellement Au-delà des coûts, c’est de pertinence qu’il s’agit pour ne pas avoir à subir la traditionnelle volée de critiques « post-operatum » et faire passer une nation tout entière pour insouciante.

Une fois de plus, le Cameroun est-il une exception en la matière ? La réponse est clairement non. Ces dernières années par exemple, la Chine (JO 2008), l’Angleterre (2012) ou encore le Brésil (Mondial 2014 et JO 2016), ont largement bénéficié de l’expertise d’architectes, de paysagistes, décorateurs, metteurs en scène ou même de cyberopérateurs « étrangers ». D’où vient-il que l’on soit épidermique à ce point ? Qu’est ce qui est le plus important pour la réception de milliers de visiteurs et l’assistance à ces joutes ? La nationalité des prestataires ou alors leurs états de service ?

Le président Paul Biya a demandé de tout mettre en œuvre pour un succès total et planétaire de ces deux grandes compétitions sportives. Il est tout à fait normal que le ministre des Sports, chargé de cette mission, ait choisi de s’allier des références de haut niveau en choisissant de travailler avec l’un des meilleurs en la matière.

Daniel Carpentier, promet-on, honorera son contrat de toute la hauteur de son talent. À la lecture de sa feuille de route, on ne peut en douter.

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