Cameroun : les accusations démesurées d’Amnesty International

Dans son dernier rapport sur la situation des droits humains au Cameroun, l’organisme international a encore fait des siennes. Il « sermonne » le Cameroun à tout va et pire, donne l’impression de défendre l’indéfendable, au sujet de la guerre menée contre la nébuleuse Boko Haram. Dans le préambule qui coiffe les récriminations à l’égard des autorités camerounaises, on dispose du résumé d’un document unanimement rejeté par la classe politique et la société civile.

Le groupe armé Boko Haram a bouleversé la vie de milliers de personnes dans le nord du Cameroun en se rendant coupable de crimes au regard du droit international, notamment d’homicides illégaux, d’attaques contre des biens à caractère civil, de détournements de biens et d’actifs, de pillages et d’enlèvements, écrit Amnesty International. Dans leur volonté d’empêcher Boko Haram de gagner du terrain, les forces de sécurité se sont livrées à des arrestations arbitraires, des placements en détention, des disparitions forcées et des exécutions extrajudiciaires visant des membres présumés de ce groupe, de rajouter l’ONG internationale. Des centaines de milliers de réfugiés venus du Nigeria et de la République centrafricaine vivaient toujours dans des conditions précaires, précise-t-on en expliquant que les libertés d’expression, d’association et de réunion restaient soumises à des restrictions. Marquant le tempo de la persécution, on indique que des défenseurs des droits humains ont fait l’objet de manœuvres d’intimidation et de harcèlement, y compris de la part d’agents gouvernementaux. En outre, on se désole encore du sort des lesbiennes, des gays et des personnes bisexuelles, transgenres ou intersexuées, toujours en butte à la discrimination, à des manœuvres d’intimidation et au harcèlement, bien que les arrestations et les poursuites aient été moins nombreuses que les années précédentes. Enfin, une loi antiterroriste promulguée le 23 décembre 2014 bafouait les droits et libertés fondamentaux et élargissait le champ d’application de la peine de mort. »

Devant un tel chapelet d’accusations, il est d’abord essentiel de rappeler à Amnesty International que le Cameroun est un pays libre et indépendant. C’est une nation qui s’est bâtie dans la douleur et a réussi à se donner une dimension respectable en maintenant un équilibre, autrefois précaire, entre toutes les composantes de sa mosaïque culturelle.

Sur le plan de la sécurité, la République du Cameroun se doit, pour son intégrité territoriale, d’agir par tous les moyens. La violence des terroristes de Boko Haram imposait une riposte proportionnelle. Dans le but de cerner ses composantes infiltrées au sein de la population, des coups de filet ont été opérés et continuent de l’être grâce à nos services de renseignements. On peut trouver ces méthodes discutables si l’on veut, mais la réalité est que l’état de la bataille sur le terrain impose des stratégies légitimes. Surtout que devant la barbarie rampante de ces sans loi, le Cameroun n’a pas d’autre choix et, à en croire plusieurs sources indépendantes, les forces de défense camerounaises s’en tirent à bon compte sur le plan du respect des droits humains et de diverses conventions internationales.

Nous rajouterons également qu’en temps de guerre, il y a des obligations et il peut exister des mesures d’exception utilisées par toutes les armées du monde. Ce qui fait que dans ce cas, le Cameroun gère ses combats comme il le veut, le peut et l’entend, dans le respect des conventions de base auxquelles il adhère, disions-nous, mais dans le souci primordial de défendre son intégrité.

En ce qui concerne la question des groupes LGBTI, il est clairement connu que cette question sociale dépend de son acceptation au sein même des populations. Il est trop facile de taxer d’homophobie ceux qui affichent un certain conservatisme au niveau des mœurs. Se réclamer de principes autres est tout aussi légitime que d’exiger un certain « progrès ».

Quel que soit le contexte et quelles que soient les motivations de ces militants de salon, le Cameroun ne se laissera pas entraîner dans des polémiques inutiles. Le principal respect que cette nation doit à son peuple est de lui garantir une sécurité absolue, une paix sociale et le tout, comme le disait le président Paul Biya, dans une démocratie apaisée. Pour le reste, les Camerounaises et les Camerounais discutent de leur quotidien et de l’avenir de leurs enfants en famille, en société et à travers leurs élus au sein d’institutions prévues à cet effet.

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