Cameroun : les fabulateurs « anti-Biya » montent d’un cran

On avait quelque peu oublié les élucubrations de ces insignifiants qui se sont donné pour mission de dénoncer et faire « tomber », ce sont leurs termes, le régime Biya. La paire de duettistes approximatifs que sont Seme Ndzana et Patrice Nouma sont passés à une autre étape ces derniers jours et ont accusé le président de la République d’avoir fait séquestrer son épouse. Selon ces conteurs à la petite semaine, Mme Chantal Biya serait empêchée de sortir de son lieu de résidence en Suisse.

« Chantal Biya est séquestrée depuis des semaines en Suisse, dans un lieu gardé secret par Paul Biya. Un témoin nous informe que Chantal a maigri énormément. Elle est privée de tout. Les gorilles de Paul Biya, qui lui ont été imposés comme gardes du corps, surveillent tous ses mouvements. Ils usent de la violence pour la maintenir enfermée dans une résidence secrète. Elle est privée de tout, même d’argent », relaie Seme Ndzana.

Il est tellement incroyable qu’un individu puisse dire dans le même paragraphe que le président Biya tient son épouse dans un lieu secret, mais que des témoins y ont quand même accès. Que l’on use de violence pour la maintenir enfermée. Le tout dans un pays qu’il dit plus tard soucieux des droits de l’homme et où elle devra plutôt choisir de mourir au lieu de retourner vivre à Yaoundé. « Nous conseillons à Chantal Biya, si jamais elle recevra notre message, de préférer mourir en Suisse, que de rentrer au Cameroun. Mieux vaut mourir dans un pays démocratique et de respect des droits de l’homme que de mourir dans les ténèbres de la dictature noire de Yaoundé, où ces satanistes gouvernants seront heureux de boire son sang et de manger sa chair lors d’une messe noire »,  avance Patrice Nouma. Mais messieurs, s’ils voulaient boire son sang et manger sa chair, il y a longtemps que cela aurait été fait parce que Mme Chantal Biya vit avec ces « sataniques » depuis de nombreuses années. D’autre part, si ce lunatique de Patrice Nouma est conscient de ce qu’il dit et qu’il a confiance en ses sources, qu’il avise donc les autorités suisses compte tenu de la gravité de la situation, avec des preuves indiscutables. Il ne le fera certainement pas puisque son « combat » est de se servir des réseaux sociaux pour débiter une haine dont on connaîtra un jour l’origine.

De plus, ces accusations, sans le début de références indéniables, se basent sur un historique de faits passés et complètement réécrits. Ainsi le président de la République, et le Directeur du Cabinet civil de la présidence de la République (DCC), M. Martin Belinga Eboutou sont carrément traités de vampires par Nouma et compagnie. Ces derniers vont aussi loin qu’accuser le chef de l’État d’avoir fait exécuter en 1992 la défunte première dame, Jeanne Irène Biya. On peut également lire dans le torchon publié sur Facebook et écouter Patrice Nouma sur Youtube prétendre que Paul Biya fait le vide autour de lui en faisant assassiner à tour de bras des personnes de toute condition. Au bout de ce vomi s’affiche ensuite l’accusation suprême, un procès en sorcellerie commencé depuis que ces sinistres personnages en veulent particulièrement à M. Martin Belinga Eboutou.

Cet acharnement à vouloir détruire la réputation du DCC et du chef de l’État demeure surprenant dans la mesure où plus grand monde ne se soucie de ces supputations grotesques. On a tout simplement l’impression que seul un imaginaire foisonnant doit désormais alimenter les chroniques de prétentieux en manque d’attention.

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