Cameroun : la promotion féminine toujours à l’ordre du jour

Depuis plusieurs décennies, à l’initiative du président Paul Biya, le Cameroun soutient fermement la promotion de la Femme. Au-delà d’un ministère dédié, qui fait partie des priorités en matière de politiques sociales, le gouvernement camerounais est partenaire de programmes initiés par des groupes lancés sur plusieurs fronts.

Ainsi, une caravane pour la promotion de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes a été lancée le 11 août dernier à Yaoundé. Sous l’acronyme HEFORSHE, ce mouvement a pour articulations :

  • l’engagement de l’ONU Femmes et les entités des Nations Unies avec leurs bureaux pays à élaborer des programmes de transformations durables pour la pleine participation des hommes et des garçons dans la lutte pour l’égalité des sexes;
  • la collaboration avec les représentants du gouvernement, des organisations d’hommes et d’autres organisations de la société civile, les universités et les écoles pour créer et promouvoir des événements HeForShe et des campagnes au sein de leurs communautés locales;
  • l’incitation des gens à prendre des mesures contre les violences basées sur le genre à l’endroit des femmes et des filles;
  • la création d’une plate-forme pour mettre en évidence des modèles, des hommes et des garçons qui prennent position contre les violences basées sur le genre à l’endroit des femmes et de filles du monde entier.

Au Cameroun, faut-il souligner, une très grande majorité de femmes se retrouve encore dans le secteur informel, et on les y évalue à 95% des individus actifs. Et même si le poids des traditions continue d’en faire le support, surtout, agricole, plusieurs cadres d’émancipation permettent aujourd’hui aux jeunes camerounaises d’intégrer les circuits formels pour exercer une citoyenneté plus engagée et diversifiée.

Présente à l’événement, Mme Marie-Thérèse Abena Ondoa, ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, a noté qu’il y a quand même un léger changement au niveau politique avec l’atteinte du quota de 31% à l’Assemblée nationale, la représentation de 21% de femmes au Sénat et la nomination de ces dernières aux postes de prise de décision dans l’administration publique.

Un profil qui fait écho aux propos du président de la République, Paul Biya, qui déclarait : « Nous avons besoin de plus de femmes dans les Parlements et dans la prise de décision, cela est une question d’équité et d’égalité des sexes. L’égal accès des femmes aux postes de prise de décision et la lutte contre toute discrimination basée sur le genre sont indéniablement un moyen de construire une société plus équitable et prospère. »

L’engagement du Cameroun se démontre également à travers la ratification de presque toutes les conventions internationales relatives aux droits des femmes et des enfants, et la Politique Nationale Genre (PNG), fichée en parallèle d’autres cadres nationaux de promotion et de développement comme le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE). Adoptée en 2014, la PNG propose des solutions pour inverser la tendance actuelle, avec notamment la promotion d’un accès plus égal des hommes et femmes à l’éducation, à la formation, à l’information,  et le renforcement du dispositif institutionnel de promotion du genre.

Le lien de l’un à l’autre à travers HEFORSHE est donc la parfaite démonstration d’une mobilisation commune et égalitaire pour une avancée plus cohérente et uniforme de la société camerounaise.

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