Cameroun : la solidarité n’est pas un vain mot au pays de Paul Biya

À de nombreuses occasions, le chef de l’État a demandé aux Camerounais, de toute origine et de toute appartenance politique de se sentir d’abord et avant tout, Camerounais. À l’intérieur des frontières du pays ou en terre étrangère, l’entraide se manifeste sous toutes ses formes. Un dernier rapport fait ainsi état de transferts atteignant les 585 milliards FCFA de la diaspora camerounaise vers le pays en 2015.

Après lecture du communiqué de la société britannique WorldRemit, qui réalise plus de 11 000 transactions à destination du Cameroun chaque mois, on constate que les chiffres émis par la Banque Mondiale sont assez significatifs. « Ces transferts d’argent depuis l’étranger jouent un rôle prépondérant pour l’économie du Cameroun», précisent les analystes de WorldRemit.

La diaspora camerounaise, généralement bardée de qualifications professionnelles et extrêmement dynamique, permet ainsi de pallier quelque peu les ressources limitées de certains proches vivant au pays. Dans un contexte de crise dont se relève le Cameroun à la force de la volonté des dirigeants et de la résilience de ses habitants, il faut apprécier et saluer cet apport pour le quotidien de milliers de familles.

Cette contribution peut également être interprétée comme une réponse à l’appel du président Biya qui a toujours été convaincu de l’amour des compatriotes expatriés pour leur pays, le Cameroun. Lors du discours livré à l’occasion de sa prestation de serment comme président de la République, le chef de l’État indiquait qu’il fallait avoir le courage de le reconnaître « les conditions de vie d’une partie de notre population sont très difficiles, particulièrement dans les zones rurales et à la périphérie des centres urbains. Ce sont pour la plupart des petits paysans, des chômeurs, des jeunes qui n’ont pu trouver d’emploi, des retraités ou des personnes âgées sans ressources. Notre pays ne fait pas exception en Afrique. Même dans les pays développés, la pauvreté s’étend.

Une création de richesses insuffisante, une forte démographie, un environnement international défavorable et un mode de développement inadapté, telles sont les raisons principales d’une situation qui rejette dans l’exclusion des centaines de millions d’individus dans le monde. Au Cameroun, qui n’est peut-être pas le plus mal loti, nous nous efforçons de trouver des solutions à la mesure de nos moyens. »

Nous conclurons simplement en rajoutant que les Camerounais, fidèles à leur esprit d’entraide, ont su faire des choix et établir des priorités, loin des conflits qui peuvent les opposer.

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