Cameroun : Paul Biya s’adressera à la 71e Assemblée Générale des Nations Unies ce jeudi

Arrivé dans la métropole américaine dimanche dernier, le chef de l’État camerounais, Paul Biya, est à la veille de prononcer un discours majeur à la tribune de l’organisation internationale. Le président de la République s’exprimera par rapport au thème du débat général prévu : « Les objectifs de développement durable, force universelle de transformation du monde ». Un sujet qui préoccupe la planète entière et sur lequel le Cameroun se sent bien évidemment interpelé. 

Mais avant, le président Biya a fait une déclaration lors du Sommet des Dirigeants sur les Réfugiés, organisé ce mercredi 20 septembre 2016 par le Président Barack Obama en marge de cette 71e Session de l’Assemblée Générale de l’ONU. La question des réfugiés, a dit le chef de l’État d’entrée de jeu, est l’un des défis majeurs de notre siècle. Face à l’ampleur de cette tragédie humaine qui interpelle la conscience collective, nous avons une responsabilité historique : celle d’agir. Pour Paul Biya, le Cameroun n’entend pas s’y dérober car, notre pays, héritier d’une tradition d’hospitalité et de solidarité, est une terre d’accueil. En raison de sa stabilité, il représente pour les nombreuses populations en quête de paix, un refuge assuré.

Pour mieux illustrer son propos, le chef de l’État a rappelé que le Cameroun abritait à ce jour plus de 350 000 réfugiés de différentes nationalités. Face à cet afflux, le gouvernement camerounais a pris des dispositions pour leur offrir des conditions de vie décentes. Ces dernières années, des camps de réfugiés ont été créés, en coopération avec le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR), pour accueillir les réfugiés nigérians fuyant les exactions de la secte Boko Haram et centrafricains, confrontés à l’instabilité politique de leur pays. À titre d’exemple, le seul camp de Minawao (Extrême Nord) abrite plus de 80 000 réfugiés nigérians.

Dans ces lieux d’accueil, a indiqué le président Biya, les réfugiés bénéficient de l’accès aux services sociaux de base accordés par l’État camerounais, les pays amis, le Haut-commissariat aux Réfugiés et les organisations humanitaires. Des facilités sont proposées notamment dans le secteur de l’éduction, à tous les niveaux d’enseignement.

Au plan de la santé, le gouvernement camerounais a signé récemment une convention-cadre avec le HCR sur la prise en charge conjointe des réfugiés dans nos hôpitaux nationaux. Enfin, en matière de protection, des mesures ont été prises pour la délivrance de cartes d’identité sécurisées aux personnes éligibles au statut de réfugiés.

Sauf que le chef de l’État camerounais s’est voulu rassurant. En dépit de la charge financière importante que ces dispositions représentent, a-t-il dit, le Cameroun entend poursuivre et renforcer ces aides, aussi bien au profit des réfugiés que des centaines de milliers de déplacés de la région de l’Extrême-Nord du Cameroun qui ont fui aussi les exactions de l’organisation terroriste Boko Haram.

Pour le président Biya, c’était le lieu tout indiqué pour lancer un appel à un soutien accru de la communauté internationale aux pays, qui comme le Cameroun, ont accueilli des centaines de milliers de réfugiés sur leur territoire.

Il en a également appelé à l’attention des hautes personnalités présentes à New York, sur la situation des zones de son pays ravagées par le terrorisme. Leur reconstruction nécessitera la mise en œuvre de moyens considérables, car la réinstallation des populations concernées est à ce prix.

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