Paul Biya au Nations Unies : « C’est le temps de l’action pour le nouveau programme du Développement Durable!»

Dans un discours très attendu, le président de la République du Cameroun, Paul Biya, s’est exprimé par rapport au thème du débat général prévu : « Les objectifs de développement durable, force universelle de transformation du monde ». Un sujet sur lequel il a rappelé un certain nombre de responsabilités par rapport aux enjeux environnementaux. L’engagement sans réserve du Cameroun a également transparu dans les propos du chef de l’État.

Après les remerciements d’usage à l’endroit du président de la présente session de l’AG de l’Organisation des Nations unies (ONU), l’Honorable Peter Thompson des Îles Fidji, et de l’actuel Secrétaire général de l’organisation, Ban Ki-Moon, le président Biya a rappelé que la 71e session de l’AG de l’ONU s’ouvrait dans un contexte de turbulences où, fort heureusement, on entrevoit des éclaircies et des lueurs d’espoir.

Dans un élan de solidarité humaine, a également indiqué Paul Biya, il a été posé au cours des dernières années, les jalons d’une communauté de destin de l’humanité. Et de citer notamment le document au titre significatif « Futur que nous voulons », adopté dans le cadre de Rio+20, en plus des 17 objectifs stratégiques du nouveau programme de développement durable à l’horizon 2030 et l’accord de Paris sur le climat, obtenu dans le cadre de la COP21.

Dans ce contexte, a dit le chef de l’État, le Cameroun salue la décision de placer le mandat qui s’engage, pour l’Honorable Peter Thompson, sous le signe de la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour le développement durable. Notre pays se félicite ainsi de la tenue du présent débat sur les Objectifs du Développement Durable (ODD), neuf mois après leur entrée en vigueur. Les ODD, devrait-on savoir, sont le premier programme mondial à prendre en considération la problématique du développement dans toutes ses dimensions : sécuritaire, économique, sociale, humaine et environnementale.

L’originalité de l’Agenda 2030, pour le chef de l’État camerounais, réside dans le fait qu’il transcende les indicateurs classiques de croissance économique. Il se préoccupe réellement du progrès humain, du patrimoine de l’humanité, du bien-être commun, de la sécurité de tous. C’est un programme ambitieux qui demande la franche implication de tous. À travers ce programme, ajoute-t-il, notre ambition commune est d’éradiquer la pauvreté et de ne laisser personne pour compte. C’est un défi à assumer solidairement pour répondre à l’attente des peuples et à l’appel de l’Histoire tout court.

Tenant à relever un franc devoir de mémoire, Paul Biya a également rappelé qu’il a été adopté, dans le passé, des agendas, des déclarations, des programmes d’action. Ils ont soulevé d’immenses espoirs dans le monde auprès des jeunes, des femmes et des hommes, dans les villes et dans les campagnes. Ils étaient annonciateurs d’un monde nouveau, de paix et de prospérité partagée. Pour autant, de déplorer le chef de l’État camerounais, les actions convenues n’ont été que partiellement mises en œuvre. Il l’a été déploré en son temps car tous les engagements n’ont pas été respectés, surtout financiers et il n’a pas été répondu entièrement aux espoirs et attentes des peuples.

Organisons-nous aujourd’hui pour que les ODD connaissent un sort meilleur, a imploré le président de la République. Puisqu’il s’agit de  » transformer le monde et de ne laisser personne en marge », donnons-nous alors les moyens de nos ambitions.

Des moyens qui sont de trois ordres :

– D’ordre politique d’abord. La volonté politique devra s’exercer de façon continue et ne pas varier selon les circonstances.

– D’ordre financier ensuite. Il faudra que les contributions soient effectives, sûres et suffisantes. Ce qui nécessitera une mobilisation sans précédent.

– D’ordre moral enfin. Le principe d’obligation de solidarité entre les peuples devra être réaffirmé et observé.

Ce faisant, croit Paul Biya, cela permettra aux ODD d’être des accélérateurs de l’avènement d’un monde de paix pour tous et partout, d’un monde de prospérité pour tous. Ce n’est donc plus une affaire de promesses, mais le temps de l’engagement, mais le temps de l’action.

Ces efforts rencontreront divers obstacles, dont la persistance des conflits et la montée du terrorisme, de dire le président Biya, bien placé pour en parler puisque le Cameroun mène depuis trois ans une véritable guerre contre ce dernier fléau. Cette menace, d’un type nouveau, à la paix et au développement, appelle une réponse, une détermination et une action collectives.

L’objectif 16 du programme de développement durable, qui met l’accent sur la promotion et l’avènement de sociétés pacifiques et ouvertes à tous, devrait, en ce qui concerne le Cameroun, lui permettre de lutter efficacement contre Boko Haram. Comme le souligne l’une des cibles de cet objectif, il se doit « d’appuyer, dans le cadre de la coopération internationale, les institutions nationales chargées de renforcer, à tous les niveaux, les moyens de prévenir la violence et de lutter contre le terrorisme et la criminalité, en particulier dans les pays en développement ».

En conclusion, le président de la République a remercié l’invitation faite au Cameroun de participer à ce débat sur la mise en œuvre des ODD, cette dynamique universelle pour transformer le monde.

Par des mots simples mais forts, le chef de l’État a encore excellé, ce jeudi, dans la communication de l’idée même d’un Cameroun responsable, coopératif et résolument engagé à la bonne marche des affaires du monde et à l’avenir de la planète.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

huit + 10 =