Paul Biya aux Nations unies : un autre grand moment pour la voix du Cameroun

La participation du chef de l’État camerounais à la 71e Session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies à New York a été l’occasion de réaffirmer la voix du Cameroun. De la déclaration faite mercredi 20 septembre 2016  lors du Sommet des Dirigeants sur les Réfugiés, organisé par le Président Barack Obama au discours du débat le lendemain, le président Biya a été clair.

Cette attitude a une fois de plus surpris ceux qui croient le président de la République inactif et sans grande conviction sur la scène internationale. Faudra-t-il rappeler que la force tranquille du chef de l’État en fait l’un des responsables politiques les plus respectés du continent africain ? En effet, Paul Biya ne parle pas pour ne rien dire et avec lui, on est loin de la rhétorique creuse de militants enflammés de la chose politique. Les mots clamés devant les différents auditoires étaient forts et énormément chargés de sens.

Tenez, sur le cas de la crise des réfugiés, le chef de l’État a dit que c’était l’un des défis majeurs de notre siècle. Face à l’ampleur de cette tragédie humaine qui interpelle la conscience collective, il y avait une responsabilité historique : celle d’agir. Pour Paul Biya, le Cameroun n’entendait pas s’y dérober car, notre pays, héritier d’une tradition d’hospitalité et de solidarité, est une terre d’accueil. En raison de sa stabilité, il représente pour les nombreuses populations en quête de paix, un refuge assuré. » Une attitude saluée par Mme Linda Thomas-Greenfield, Sous-Secrétaire d’État américaine pour les affaires africaines, reçue en audience par le président de la République jeudi. Mme Thomas-Greefield n’est pas passée par quatre chemins pour apprécier chaleureusement l’accueil des centaines de milliers de réfugiés par le Cameroun et les dispositions prises par le gouvernement pour leur offrir des conditions de vie décente. Il faut savoir que notre pays abrite actuellement plus de 350 000 réfugiés de différentes nationalités, et principalement des Centrafricains et des Nigérians.

Sur le plan du développement durable, temps majeur de la participation du Cameroun à cette session des Nations unies, Paul Biya n’a pas été loin de réclamer un certain mea culpa de la part de ses homologues. En avouant que tout n’avait toujours pas été fait en dehors des grands discours et des grandes résolutions, il présentait un côté que n’affichent pas toujours les personnalités responsables, conscientes de la portée des enjeux dont ellesa portent chacune, une part de responsabilité. Là encore, l’expression était tranchante : « Il a été adopté, dans le passé, des agendas, des déclarations, des programmes d’action. Ils ont soulevé d’immenses espoirs dans le monde auprès des jeunes, des femmes et des hommes, dans les villes et dans les campagnes. Ils étaient annonciateurs d’un monde nouveau, de paix et de prospérité partagée. Pour autant, les actions convenues n’ont été que partiellement mises en œuvre. Il l’a été déploré en son temps car tous les engagements n’ont pas été respectés, surtout financiers et il n’a pas été répondu entièrement aux espoirs et attentes des peuples. »

S’il y a donc un premier bilan à tirer de ce voyage officiel du président Biya à New York pour cette 71e AG des Nations unies, c’est la portée efficace du discours présidentiel. Il y a transparu, une fois encore, le pragmatisme et le sentiment d’urgence pour préparer un héritage moins vicié à léguer aux générations futures. Cela, il l’a dit plusieurs fois aux Camerounais, il a saisi cette occasion pour le répéter au monde devant les représentants des nations.

 

 

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