La santé des citoyens au cœur de l’action préconisée par Paul Biya

Il ne saurait y avoir de développement authentique, sans une population véritablement en santé. L’idée que se fait le président Paul Biya de l’émergence du Cameroun, passe également par la mise en place d’un système de santé cohérent et conséquent. L’action du Ministère de la Santé Publique,  au cours des dernières années, s’inscrit dans la Stratégie Sectorielle de la Santé (SSS), elle-même arrimée au Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE), basée sur les quatre domaines prioritaires d’activités, à savoir : la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent ; la lutte contre la maladie ; la promotion de la santé et la viabilisation du District de santé.

Parmi les batailles les plus redoutables à mener, celle contre le SIDA ne connaît pas de répit. Malgré un certain retard comblé dans le dépistage des personnes infectées et l’entretien des séropositifs comme des malades, il reste encore beaucoup à faire. Il faut savoir que la réponse face au VIH/Sida est l’une des priorités de la stratégie sectorielle de la Santé du Cameroun, du fait de son impact négatif sur le développement du pays, et est organisée sur la base d’un Plan Stratégique National débuté en 2011 et achevé l’année dernière. À cet effet, le Cameroun a pu bénéficier des financements des contributeurs majeurs tels que la Banque Mondiale, le Fonds Mondial, ONUSIDA, OMS, PNUD, UNICEF les coopérations Française et allemande, UNITAID ou encore USAID/PEPFAR.

C’est dans ce contexte que le ministre de la Santé Publique a présidé le 22 septembre à l’Hôtel Hilton de Yaoundé, la cérémonie de clôture du projet  » Décentralisation par le tutorat de la prise en charge du VIH/SIDA au Cameroun ». Le communiqué émis à ce sujet indique qu’au cours de sa première période d’intervention (2008-2016), ce projet a permis de contribuer à l’amélioration de la qualité des services de prise en charge médicale des personnes vivants avec le VIH, par le renforcement des capacités institutionnelles  dans 13 centres de traitement agréés tuteurs, soit 4 hôpitaux généraux et centraux, 8 hôpitaux régionaux et 1 hôpital para-public.

L’accord de partenariat entre le Cameroun et la France a été signé le 15 décembre 2002 et le démarrage en tant que tel de ce projet financé par le volet Santé du Contrat Désendettement et Développement franco camerounais C2D a débuté en octobre 2008. En 2009, 11 équipes hospitalières du Nord et les 13 équipes camerounaises ont effectué l’évaluation des 13 CTA (Centres de Traitement  agréés) tuteurs et des UPEC ciblés dans la décentralisation par le tutorat.

En novembre 2009, lors du comité de liaison du projet ESTHER (Ensemble pour une Solidarité Thérapeutique Hospitalière En Réseau), l’enjeu majeur du renforcement des capacités des CTA tuteurs a été soulevé. Un consensus est apparu sur la nécessité de renforcer le rôle d’ESTHER et des partenaires hospitaliers du nord comme assistance technique auprès du Ministère de la Santé Publique (Direction de la Lutte contre la Maladie) et des CTA tuteurs afin de contribuer à améliorer les capacités techniques et humaines de ces structures. Cette extension du projet ESTHER, financé par le C2D, a été signée en mars 2011. En parallèle, le projet ESTHERAID, qui vise l’amélioration de la disponibilité et de l’usage des ARV et des intrants en se concentrant sur le renforcement des capacités de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement pharmaceutique, a été officiellement lancé en avril 2011.

Aujourd’hui on peut dire qu’une autre page importante a été écrite dans l’histoire, à terminer, pour la maîtrise réelle de ce fléau que représente le VIH/SIDA.

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