Cameroun : La diversification de l’économie est une réalité chez Paul Biya

Le président de la République, S.E. Paul Biya, avait préconisé un engagement de toutes les forces au service de l’émergence du pays. L’État ne pouvant assumer seul le développement économique, le secteur privé et la recherche de l’appui de partenaires étrangers étaient l’une pistes les plus porteuses. Aujourd’hui, le projet de production d’unités automobiles de la Cameroon Automobile Industry Company (CAIC), est désormais avancé.

Le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, Ernest Gwaboubou, a pu le constater lors d’une visite du premier site de développement en zone industrielle de Bonabéri, à Douala. C’est avec satisfaction qu’il a noté le niveau d’avancement des travaux de la phase d’introduction qui devrait se terminer dans les prochains mois.

L’importance de ce chantier rejoint parfaitement les remarques du président Biya lors de la Conférence économique de Yaoundé tenue au mois de mai dernier.  Le chef de l’État camerounais rappelait que « dans un monde marqué par une interdépendance toujours accrue des économies et des sociétés, le défi est celui de la construction d’espaces authentiques de prospérité partagée.  Il s’agit de bâtir un nouveau type de relations économiques et sociopolitiques, autour de l’idée de bénéfice mutuel entre partenaires. Dans une telle relation, certains apportent leur capacité de financement et leur technologie, là où les autres peuvent offrir des opportunités uniques  à saisir, des richesses rares à transformer, dans un échange juste et équitable. »

Pour Paul Biya, « le secteur privé devra jouer un rôle essentiel dans un tel schéma. L’Afrique où, souvent, l’État tient une place prépondérante dans l’économie, va  devoir favoriser le développement de l’entreprise. C’est ce que le Cameroun recherche. Il poursuivra ses efforts dans cette voie, pour s’assurer que les investisseurs nationaux et étrangers bénéficient du meilleur accompagnement possible. Ici aussi, il est important de promouvoir l’établissement de vrais partenariats gagnant-gagnant, entre les entreprises locales et les grandes firmes internationales. »

Dans le cas de la CAIC, on sait que la contribution de l’État du Cameroun pour la réalisation de ce projet est assez importante. Par exemple, une exemption du paiement d’une certaine catégorie d’impôts, de taxes douanières et fiscales a été accordée à cette entreprise pour une durée de 15 ans. En contrepartie, la Cameroon Automobile Industry Company s’est engagée à recruter des Camerounais et utiliser les matières premières locales. Pour rappel, le consortium indochinois qui pilote le projet, prévoit expressément le recrutement de 20 ingénieurs et techniciens camerounais, lesquels seront par la suite formés en Chine et en Inde. Ce seront plus précisément des formateurs des formateurs, indique-t-on, car ce projet prévoit de créer environ 4 000 emplois, avec obligation de transfert de technologie. Enfin, l’État a aussi accordé 1,5 milliard de francs CFA à Cameroon automobile pour l’aménagement du site en plus de signer une convention de mise à disposition des 15 hectares de terrain actuellement en développement dans la zone industrielle de Bonabéri (Douala) et 18 autres hectares vers le port en eau profonde de Kribi.

Rouler dans des véhicules made in Cameroon ne sera plus bientôt une chimère.

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