Cameroun. Les préconisations de Paul Biya sur l’environnement se concrétisent

L’Institut de recherche pour le développement (IRD) de France et l’Observatoire national sur les changements climatiques au Cameroun (ONACC) ont conclu un accord-cadre pour la lutte aux changements climatiques. Cette avancée vient donner plus de dynamisme à la volonté présidentielle de réellement assumer cette bataille de manière concrète.

C’est le 18 octobre dernier, à l’occasion de l’atelier de mise au point du programme triennal de travail de l’ONACC, que l’entente a été signée. Cette dernière a bénéficié, en outre, de l’implication des acteurs du gouvernement camerounais, de la coopération française, allemande (GIZ), américaine (USAID), d’entreprises (Electricity Development Corp) et de diverses organisations non gouvernementales. Ce programme permettra ainsi à l’ONACC de justifier sa mission de suivi-évaluation de l’effort déployé par le Cameroun pour ce qui est de la prévention, de l’atténuation et de l’adaptation aux risques liés aux changements climatiques, surtout au sujet de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

L’ONACC, un outil essentiel

On se souvient que le président Biya, dans une tribune libre publiée en décembre dernier à l’occasion du Sommet de Paris sur le climat avait écrit : «  Pour nombre de pays en développement ou sur la voie de l’émergence, parmi lesquels le Cameroun, la réduction des émissions de gaz à effet de serre reste conditionnée à un soutien de la communauté internationale, notamment les pays industrialisés, sous forme de financements, de renforcement des capacités et de transferts de technologie. »

Rappelons déjà que les dispositions pour ces luttes avaient déjà poussé le chef de l’État à signer en décembre 2009 un décret portant création, organisation et fonctionnement de l’Observatoire national sur les changements climatiques, maintenant à l’œuvre. Établissement public placé sous la tutelle du ministère de l’Environnement, il a eu pour mission de suivre et d’évaluer les impacts socio-économiques et environnementaux des changements climatiques et de proposer des mesures pour contrer ces changements. Ce qui veut dire, entre autres, de collecter et mettre à la disposition des décideurs les informations de référence sur les changements climatiques au Cameroun, proposer des mesures de réduction des gaz à effet de serre, servir d’instrument de coopération avec les autres observatoires régionaux et internationaux.

Avec une telle feuille de route, il faut avouer que l’ONACC a du pain sur la planche. Les derniers chiffres du  Plan national d’adaptation aux changements climatiques (PNACC) indiquent qu’au moins 320 000 Camerounais sur 22 millions, sont touchés, d’une façon ou d’une autre, par les catastrophes liées au climat.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

20 − un =