Catastrophe d’Éséka: les mesures prises par le président Paul Biya

Loin des polémiques stériles depuis le tragique accident ferroviaire de samedi dernier, les Camerounais de toutes conditions sont montés au créneau. Malgré la douleur et une certaine colère naturellement compréhensible, ils sont passés outre les aigreurs et les rancœurs pour aider et participer à une véritable communion d’esprit et de corps.

On a ainsi pu constater dans les administrations publiques et privées, tout comme au sein de la population, la mise en place de cellules sanitaires et des banques de dons. Le grand cœur des Camerounais et leur sens de la nuance sont à l’œuvre.

Le chef de l’État, Paul Biya, a bien su trouver les mots pour s’assurer d’un climat favorable à l’adhésion de tous afin de se serrer les coudes et assister les familles éplorées. Face à cette catastrophe sans précédent dans notre pays, a-t-il dit, ordre a été donné au Gouvernement de prendre un certain nombre d’actions, un certain nombre de mesures. En particulier, la prescription d’une enquête approfondie pour établir les causes profondes de ces accidents ou de ce drame.

Il a également prescrit que les formations hospitalières qui ont reçu les blessés les soignent aux frais de l’État. De plus, pour le président de la République, la meilleure manière de souligner la solidarité entre toute la nation et les victimes de cette catastrophe était de décréter le 24 octobre jour de deuil national. Paul Biya indique également que, placé sous le signe de la ferveur patriotique, sous le signe de l’union des cœurs, cette journée devait permettre de relever ensemble, les défis que l’avenir nous pose. Enfin, le chef de l’État a demandé à ses compatriotes de faire preuve de courage, de dynamisme et de volonté en de pareilles circonstances.

Aujourd’hui, des lieux du drame aux représentations diplomatiques du Cameroun à l’étranger, la mobilisation est totale. Dans la très grande majorité des médias aussi, on a pris la mesure, la dimension du drame et le ton a généralement baissé, tant dans les publications écrites qu’à la radio et à la télévision. Ce que l’on croyait être uniquement une affaire des services publics a donc fini par s’imposer comme une nécessité citoyenne. Celle de contribuer à l’apaisement général car on serait facilement tenté d’allumer des feux dont l’extinction ne serait pas facile.

Il en ira donc ainsi jusqu’à l’identification complète des dépouilles et la prise en charge de tous les blessés de ce malheureux accident de transport. Notre modeste contribution à élever les débats et à recadrer certaines prétentions, participe de la mission sacrée dévolue aux gens de presse.

Aujourd’hui, le blogueur, frère quasi jumeau du chroniqueur, doit quelque peu voiler quelques traits de sa personnalité et fondre dans la masse pour offrir une meilleure perspective à ses lecteurs.

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