Le stade Ahmadou Ahidjo livré dans les délais : Paul Biya assiste à la finale de la Coupe du Cameroun

Livré dans les délais, le stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé a hébergé la finale de la Coupe du Cameroun de football dimanche dernier. Une structure flambant neuve qui en a époustouflé plus d’un. Et alors que les mauvaises langues l’annonçaient aux abonnés absents, le président de la République, Pau Biya, a bel et bien assisté à la rencontre et procédé à la cérémonie de remise des récompenses après le match.

La symbolique autour de cette journée du 30 octobre tournera donc autour de la renaissance de ce que l’on a convenu d’appeler familièrement la « Cuvette de Mfandena ». Un complexe sorti de terre à l’occasion de la 8e Coupe d’Afrique de football organisée par le Cameroun en 1972. Depuis, elle a couvé les plus grandes joies et les plus grandes frustrations des sportifs camerounais.

Au-delà de la renaissance de cet édifice, il y a également le défi relevé par le Cameroun de redonner à la jeunesse sportive du pays et de l’Afrique, de bonnes raisons de croire en la détermination des pouvoirs publics. Voilà pourquoi il n’a pas manqué de superlatifs pour qualifier le majestueux décor planté avant, pendant et après la finale.

Dans les pages du quotidien national, Cameroon Tribune, l’appréciation n’est pas feinte mais profondément sincère. On peut y lire sous la plume d’Azize Mbohou que « le spectacle proposé dimanche lors la cérémonie d’ouverture magnifie le cap fixé pour l’émergence du Cameroun en 2035 pour le Cameroun. C’est une parade qui a mobilisé 1608 acteurs sur la pelouse et près de 40 000 spectateurs dans les gradins. Sur la pelouse, le jeu des couleurs et l’harmonie des gestes sont agréables. De jeunes athlètes, dans un premier tableau intitulé « Cameroun, havre de paix, d’unité et d’intégration nationales », forment dix cercles à l’image des dix régions du Cameroun. Dans un mouvement d’ensemble et au rythme des sonorités des grandes aires culturelles du pays, ils créent un mixage chaleureux au centre de la pelouse, agitent des fanions verts, rouges et jaunes et brandissent des pots de fleurs géants. Pour les organisateurs, « ils exaltent la fierté d’être Camerounais et chantent à l’unisson, l’hymne et l’intégration nationaux. ».

Le deuxième temps fort de cette parade a traduit « la marche vers l’émergence ». Le spectacle s’est exprimé en sons, couleurs, rythmes, danses, jeux d’accessoires, etc. Les jeunes acteurs sur la pelouse forment des figures et symboles, délivrent des messages de solidarité. En synchronisation, les écrans géants projettent des images de l’histoire du Cameroun, sa diversité, ses hommes, sa richesse, sa marche irréversible vers l’émergence. Le public, lui, répond par des youyous interminables. Des fanions aux couleurs du pays flottent joyeusement dans tout le stade. Le vent d’ambiance agit sur les spectateurs et les incline littéralement. C’est la communion. Ce deuxième tableau est bâti autour des idées-phares (« Unis par les mêmes aspirations, liés par le même destin ».

On n’aurait pas mieux tenu la plume pour exprimer la fierté d’avoir vu le gouvernement s’assurer du respect d’un calendrier qui était irréaliste pour les sceptiques. Ces derniers ont simplement été confondus.

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