Cameroun : Paul Biya, l’homme du 6 novembre 1982

Il y aura donc 34 ans, celui qui préside aux destinées du pays, prenait le relais d’Ahmadou Ahidjo à la tête du Cameroun. Une transition pacifique dont il a su gérer la légitimité et qui a servi de levier pour arrimer le pays aux exigences modernes. Signe de confiance après ses mandats successifs comme chef de l’État, celui qui est président national du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), vient de se faire confier une nouvelle fois la présidence de son parti.

Afin de rappeler l’obsession de Paul Biya pour la stabilité et la croissance du pays, le quotidien national Cameroon Tribune indique que « malgré les nombreux événements douloureux dont certains étaient de nature à déstabiliser le pays et à compromettre son avenir, les Camerounais ont toujours su transcender leurs divergences. Pour privilégier l’essentiel, à savoir : la paix et l’unité nationale. Au point de faire du Cameroun une exception en Afrique en matière de stabilité des institutions. C’est cette paix et cette stabilité jalousement préservées qui ont du reste permis au président de la République, Paul Biya, de continuer à travailler avec acharnement à l’édification d’un pays plus fort, plus uni et plus solidaire.

Politiquement et principalement sur le plan de la démocratie, on rappelle que « les lois d’exception ont été abolies, les libertés consacrées, le multipartisme restauré… La loi fondamentale a été modifiée pour l’adapter à la nouvelle donne politique. Ce qui a permis de mettre sur pied de nouvelles institutions qui renforcent l’État de droit, notamment la Chambre des comptes et le Sénat. Au plan administratif, la décentralisation que la majorité des Camerounais appelaient de tous leurs vœux pour rendre les collectivités territoriales décentralisées plus efficientes est sur les rails, bien qu’elle soit encore à parfaire. Les élections jadis organisées par le gouvernement et qui étaient constamment à l’origine de profondes divisions entre Camerounais ont été confiées à Elections Cameroon (ELECAM), un organe indépendant qui s’efforce de les rendre de plus en plus transparentes, avec notamment l’introduction de la biométrie dans les opérations d’inscription. »

Dans l’exercice de ses fonctions, Paul Biya, après 34 ans de pouvoir, se bonifie et ce ne sont pas ses opposants et détracteurs invétérés qui y changeront quoi que ce soit. Les idées de ce politicien d’expérience se multiplient pour des caps annonciateurs d’un avenir toujours plus rayonnant. Du dynamisme économique à l’intérieur de ses frontières à la discrète mais solide action diplomatique à l’extérieur, le Cameroun reste une grande voix. Cette dernière accompagne également le désormais ambitieux calendrier pour l’Émergence en 2035 dont les multiples chantiers redessinent le paysage du triangle national.

Cette quête de prospérité accroit encore plus le capital de notoriété d’un homme d’État qui n’a jamais su confondre « vitesse et précipitation » pour utiliser le jargon footballistique. Au pays des Lions Indomptables, les grandes victoires ont toujours pris du temps à se dessiner en raison de l’obstination tranquille du président de la République et du relais pris par tous les citoyens, du plus simple des travailleurs aux autorités publiques en charge d’appliquer les orientations de la haute hiérarchie.

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