Célébration de la culture au pays de Paul Biya

Les références au Cameroun dans le monde sont multiples. Parmi les plus prestigieuses, on retrouve les sélections nationales de football, ses vedettes et dans le domaine culturel, des artistes de premier plan. Il est donc normal que la célébration de ce dernier volet soit effective et régulière. Le Festival national des arts et de la culture (FENAC) a ouvert ses portes ce mardi afin de célébrer la diversité camerounaise jusqu’à dimanche.
Sur les stands bigarrés et colorés s’étale le génie créatif camerounais. L’occasion pour nous de rappeler la pensée du président Paul Biya au sujet de la culture. Depuis au moins deux décennies, ce qu’il a appelé Renouveau culturel a ainsi pu inspirer plusieurs de nos concitoyens et demeure fortement d’actualité.

Cinq années après son accession à la magistrature suprême, Paul Biya écrit dans son ouvrage Pour le libéralisme communautaire : « Le projet est […] de passer d’une culture inconsciemment vécue à une culture librement pensée. Ma conviction est qu’une politique culturelle, courageuse et conséquente, est le levier de (la) culture politique fructueuse que j’entends promouvoir pour assoir la démocratie camerounaise ». Comme le dit l’exégète qui décortique cette pensée en 2012, « une telle perspective, certainement consécutive à un constat évident et, du moins, justifiée par une ambition certaine, n’était pas, en tout cas, sans fondement. »

Pour Paul Biya, explique l’analyste, la culture est un ensemble de valeurs humaines, morales, sociales, esthétiques, par lesquelles les Camerounais se reconnaissent comme filles et fils d’une même patrie : elle n’est donc ni le folklore des aéroports, ni les exhibitions ponctuelles des cérémonies protocolaires. Il est vrai qu’il n’existe pas une culture, mais des cultures. D’ailleurs, les cent cinquante définitions de la culture que rappellent les manuels de philosophie sont aussi multiples que divergentes.

Dans son ouvrage, le chef de l’État camerounais, plus explicite, ajoute quelques paragraphes plus loin : « J’entends par culture, l’ensemble de ces données originales, positives et constantes qui ont fondé l’existence communautaire des ethnies camerounaises et garanti leur survie au fil de l’histoire. Ces données fondamentales […] nommées universaux culturels, sont des valeurs qu’il faut faire recenser, promouvoir pour l’intérêt de la collectivité nationale, afin que chaque Camerounais se reconnaisse jusque dans les manifestations culturelles qui ne seraient pas de son ethnie d’origine ». La détermination et la promotion de ces universaux culturels soutiennent la double mention d’identité culturelle et d’unité nationale du peuple camerounais, car la culture est le ciment de l’unité nationale.

Au FENAC, la démonstration est faite que ce type d’événement est un creuset supplémentaire pour l’intégration nationale à travers la valorisation de son patrimoine culturel. Ce dernier est en perpétuelle mutation, donnant des ailes à des artistes, très fiers d’appartenir à la belle mosaïque camerounaise et qui l’affichent dans le monde.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

3 × deux =