Quand Paul Biya dérange au sein de l’opposition

Depuis quelque temps, des banderoles remerciant l’action du président Paul Biya dans l’obtention de l’organisation des Coupes d’Afrique des Nations féminine et masculine sont visibles un peu partout. « Offusqués », de très remontés opposants s’en donnent à cœur joie dans les médias et les réseaux sociaux.

D’où vient-il qu’une réussite de l’action diplomatique du pays soit à enlever des mains du chef de l’État ? Il nous semble que c’est le président Biya qui a eu le dernier mot sur le dépôt des demandes d’organisation de ces événements majeurs. Eussions-nous échoué que ces même critiques auraient descendu en flammes Paul Biya et ses émissaires.

Non, il n’y a pas de honte à afficher sa satisfaction de voir son président réussir ce que plusieurs n’ont pas réussi à faire ailleurs sur le continent. Dans l’action politique, il n’est interdit à personne de prescrire des objectifs de cette dimension et en responsable politique et visionnaire, Paul Biya a pris des engagements. Maintenant, après avoir trouvé irréaliste le temps d’exécution des travaux des infrastructures, les oiseaux de malheur se sont acharnés à maudire ceux et celles qui avaient eu la mauvaise idée d’appuyer la volonté présidentielle de permettre à la jeunesse africaine de s’exprimer sur notre sol. Peine perdue.

Un succès personnel

Les ambitions légitimes ont ceci de formidable qu’elles arrivent toujours à prendre forme et magnifier leurs auteurs. Dans le cas des Grandes ambitions, des Grandes réalisations et de l’Émergence en 2035, le président Biya a tracé une feuille de route qu’il se fait un devoir de suivre. Adossé à la dynamique présidentielle, le gouvernement est resté d’attaque et a su, dans le cas des CAN, mettre la pression nécessaire pour faire aboutir le plan de mise en place des infrastructures. Il ne manque plus que l’accueil à assurer pour les dizaines de jeunes athlètes qui s’apprêtent à « ferrailler » dans la plus parfaite amitié et le plus pur esprit sportif.

La zizanie idéologique, couplée à la mauvaise foi manifeste, n’y pourra rien. Quand un succès est programmé et mérité, il faut savoir l’apprécier. Remercier le président Biya n’est nullement une opération de propagande, mais un signe de reconnaissance naturel, s’inscrivant dans la plus pure tradition de chez nous. Le proverbe dit : « Si ton frère t’est supérieur, assieds-le dans une chaise et transporte le ». C’est dire en quelque sorte que les conditions étant désormais réunies pour une fête de l’amitié et de la fraternité sportive, il faut dire merci à quelqu’un qui, sans relâche, n’a cesse de s’obstiner pour l’avancement du Cameroun.

Paul Biya manœuvre donc habilement, réussit et déroute. Cela est à mettre à son crédit politique, sans chercher à lui faire ombrage.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

dix-huit − seize =