Confirmation de l’engagement du Cameroun pour l’environnement à la COP 22

Lors de sa participation à la COP 21 au mois de décembre 2015 à Paris, le président Paul Biya avait déclaré que le Cameroun entendait pleinement respecter un certain nombre d’engagements en faveur de la planète. Il s’agit notamment d’une réduction de 32% de l’empreinte carbone de son développement par rapport à 2010, vers l’horizon 2035. Cette semaine à Marrakech, dans le cadre de la COP 22, le ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable (MINEPDED) Pierre Hélé a donné des pistes pour favoriser la mise en œuvre de l’Accord de Paris, selon les engagements pris par le chef de l’État camerounais, qu’il représentait.

C’est à l’occasion de « l’Africa Action Summit» organisé en marge de la COP 22 que le ministre Pierre Hélé, a de nouveau plaidé pour un passage à l’action, nous révèle le quotidien national Cameroon Tribune. Le MINEPDED, explique l’envoyé spécial du journal, a indiqué que la conférence sur le climat qui se tient à Marrakech porte les espoirs du Cameroun et de la planète entière, car les populations ont placé leur confiance en ces travaux, dans l’attente de voir se concrétiser la mise en œuvre de l’Accord de Paris. « Le temps de l’action est venu. Les tâches auxquelles nous nous sommes engagés, exigent des moyens financiers et technologiques immenses. Il est donc hautement souhaitable que les résultats de cette conférence de Marrakech soient à la hauteur des attentes des populations dont les activités et la survie sont hypothéquées par les effets néfastes des changements climatiques », a-t-il déclaré, tout en invitant les Parties à l’union des efforts.

Dans cette tâche d’implémentation de l’Accord de Paris, le cahier de charges du Cameroun est connu, de dire le ministre Hélé, avant de préciser : « Notre pays a revu sa contribution de 32% en part conditionnelle et en part inconditionnelle. Cette contribution nationale de 47 actions a été déclinée en programmes, desquels nous avons défini les idées de projets». De même, le Cameroun fait partie des pays qui ont déjà ratifié l’Accord de Paris. Encore faudrait-il que toutes les conditions soient remplies pour passer à l’action. Aussi, pour faciliter cette mise en œuvre, le MINEPDED préconise-t-il entre autres, la mise en place de mécanismes  de clarification et d’effectivité des contributions et des financements et d’autres politiques publiques pour orienter les investissements vers les technologies basses émissions de carbone; le  renforcement de la capacité des pays à faire face aux impacts des  changements climatiques et de transfert des technologies appropriées, etc. Par ailleurs, il a invité les pays développés à dissiper la peur de voir l’adaptation reléguée au second plan. « Nous pensons que l’adaptation va avec l’atténuation », a insisté le ministre camerounais.

Ce qui rejoint entièrement le président Paul Biya, qui, dans sa tribune libre publiée dans le cadre de la COP 21 à Paris, clamait que « l’heure était à l’urgence, l’urgence climatique. La communauté internationale doit, à l’occasion de la conférence de Paris sur les changements climatiques, être au rendez-vous de l’Histoire et prendre des engagements à la hauteur des enjeux. »

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