Les Lionnes Indomptables séduisent et assurent le spectacle

La Coupe d’Afrique des nations féminine de football (CAN) qui se déroule au Cameroun avait besoin d’un peu de folie et de magie. Passé le temps de l’appréciation de l’organisation, il restait de voir à l’œuvre les équipes en lice. Particulièrement visée, la sélection camerounaise ne devait pas rater le coche. Maintenant qualifiées pour les demi-finales, elles ont enchanté les Camerounais qui se sont rappelés de leur merveilleux parcours à la dernière Coupe du Monde féminine.
Ce ne sont pas leurs adversaires de groupe, égyptiennes, sud-africaines et zimbabwéennes qui diront le contraire à l’issue du premier tour. Ces opposantes ont senti en face d’elles, des athlètes transcendées par l’importance de l’enjeu et décidées à mériter l’admiration et le soutien du public. Jeunes, teigneuses et toutes en finesse aussi, les Enganamouit, Ngono Manie, Aboudi Onguéné, Ngo Ndom, Nchout Ajara ou encore Ngog Yango auront tout fait pour mériter des gradins bondés à chacune de leurs trois apparitions.

La fierté de ces Lionnes Indomptables, c’est aussi un staff technique dirigé de main de maître par le « magicien » Enow Ngachu. Longtemps négligé, ce pur produit des officines de l’Institut national des Sports a pris le temps de modeler cette équipe au fil des ans. Bien sûr, il y a eu des moments sombres comme l’expédition foireuse aux Jeux olympiques de Londres en 2012, mais il y a également eu ce sommet d’un football limpide, avec un grain de folie, exprimé sur les pelouses canadiennes lors du Mundial féminin disputé en terre canadienne.

Il n’est donc pas inutile de rappeler que le chef de l’État camerounais, Paul Biya, en ouvrant cette édition de la CAN féminine, a su vibrer à l’unisson de la jeunesse camerounaise. Incarnée cette fois par des Lionnes affamées qui ont maté leurs adversaires égyptiennes en match d’ouverture sous le regard du président de la République, cette jeunesse n’a jamais manqué l’occasion de vouloir représenter les couleurs camerounaises avec fierté et abnégation. Il ne faut cependant pas croire qu’elle s’inscrit dans une logique jusqu’auboutiste béate. Il y a toujours derrière chaque participation à chaque compétition, le noble idéal de participer d’abord. Les gains sportifs sont bien entendus importants, mais ils ne doivent en aucun cas se substituer au point d’honneur de participer aux compétitions pour lesquelles on se qualifie pour jouer, d’abord et avant tout.

En attendant donc le rendez-vous des demi-finales, chapeau bas à ces jeunes athlètes qui ont également pu démontrer qu’il n’est point besoin de faire du bruit pour atteindre des standards d’excellence. Cela est à mettre à leur crédit, tout comme à celui des organisateurs d’un tournoi qui est en train de ramener même les plus sceptiques à de meilleures dispositions « mentales ».

Que dire de plus, sinon que l’on attend ardemment un passage en force des Lionnes Indomptables pour la finale, et terminer ainsi en apothéose avec une victoire pour une communion sacrée avec le peuple camerounais.

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