Cameroun : la désinformation au service des activistes

Depuis quelques jours, plusieurs agitateurs profitent des incidents malheureux survenus à Bamenda et à Buéa pour mettre de l’huile sur le feu. Sans aucune gêne, ils relaient, particulièrement sur les réseaux sociaux, des photos de citoyens torturés par les forces de l’ordre. Heureusement que certains citoyens honnêtes réussissent à remettre les pendules à l’heure en dénonçant fermement ces comportements.

Devant la multiplication d’images sordides qui venaient d’événements dramatiques ailleurs sur le continent, il devenait donc urgent de mettre des points sur les i. Et en accusant faussement les autorités camerounaises de brutalité à travers les forces de l’ordre, ces activistes de petite vertu se sont une fois de plus discrédités de la plus vile des façons. Déjà en manque de prises sur l’action gouvernementale dans son ensemble, et face à la fête du football féminin africain qui connaît une belle ferveur populaire dans le pays, il fallait mousser le moindre malaise social.

Il aura fallu les revendications des membres d’une corporation, vite récupérées par des agents provocateurs, pour déclencher un mouvement d’humeur contagieux. On a donc lu ici et là des histoires de tribalisme, de sectarisme et on en passe. Malgré tout, dans ce brouhaha, il y en a qui, raisonnables, ne veulent croire qu’en l’unité nationale. Nous écrivions déjà sur ce blogue que cette notion est une obsession des filles et fils du Cameroun, toutes générations confondues. L’idée même de tourner le dos à un pays qui, jour après jour, écrit l’histoire à sa façon sur la planète, est périphérique à la réflexion des uns et des autres. Pas parce qu’ils n’ont pas d’alternatives, mais parce que leurs gènes leur dictent un devoir. Celui d’être fidèles au 237, comment l’écrit désormais la génération dite numérique.

Quel dessein anime donc ceux qui montrent de malheureuses personnes croulant sous la torture, en attribuant cette dernière aux policiers et autres forces de l’ordre camerounais ? Sans doute le simple mais sordide espoir de voir le pays à feu et à sang, afin d’assouvir leurs sombres désirs. Prétendre que les autorités ne se sont pas préoccupées des demandes formulées ça et là démontre encore plus leur très élémentaire fourberie. C’est pourtant en très haut lieu que l’on a pris la mesure de cette situation délicate, sachant les ennemis de la République tapis dans l’ombre et prêts à tout pour mettre le feu au pays. Le premier ministre, Philémon Yang, a ainsi pris le bâton de pèlerin et s’est rendu sur les lieux des manifestations pour négocier avec des leaders des mouvements légitimes.

Nous aimerions le rappeler : De toutes les revendications citoyennes, la plus précieuse est celle de la liberté d’expression. Les Camerounais s’en sont emparés avec avidité et l’espace public s’en est trouvé enrichi en matière d’échanges d’idées. Mais, revers de la médaille, il s’est trouvé que des individus ou des organes de communication ont été épinglés pour être allés au-delà de ce qui pouvait être permis. Reliés à des réseaux plus bruiteurs que conséquents, certains ont réussi à présenter le Cameroun comme un État sans foi aux lois si variables que les libertés publiques élémentaires en pâtissent.  Alors qu’il n’en est rien.

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