Subversion à Bamenda : le Cameroun est Un et indivisible

Il n’y a aucune raison objective qui puisse justifier que le drapeau du Cameroun ait été brûlé par des « manifestants » ce vendredi dans le chef-lieu de la région du Nord-ouest. On comprend toutefois que dans la foulée de certaines revendications, les maîtres du séparatisme et de l’illusion manipulent à tout-va. Si parmi ces pyromanes, il y en a qui rêvent d’une nation en morceaux, les Camerounais le leur feront très vite oublier.

En faisant un tour profond des réseaux sociaux, il est inutile de se souligner le choc ressenti à la vue du « vert-rouge-jaune » en flammes. Ce symbole puissant d’un pays dont l’unité est indiquée par l’étoile sur la bannière, ne mérite absolument pas ce traitement, comme tous les symboles de la République d’ailleurs.

En parlant de Paix et de Patrie dans la devise de la nation, les pères de l’indépendance avaient en tête cette notion sacrée de solidarité de dévotion à  une cause sacrée : l’unité nationale. Ce ne sont pas des mots en l’air comme le croient certains dont la libération de la parole a plus ou moins sclérosé le jugement. Le Cameroun a durement payé le prix de la paix et est jaloux de son unité. Si on en veut la preuve, il faut parcourir les dix régions de ce pays béni pour s’en rendre compte et non écouter déblatérer des intellectuels de pacotille.

On a le droit de s’égosiller tant que l’on veut pour essayer de contribuer au débat public. On n’a cependant pas le droit de satisfaire ses désirs morbides en se félicitant de la situation sociale qui est en train de ses dégrader dans les provinces du Sud-ouest et du Nord-ouest. Se satisfaire de la subversion en cours c’est participer à l’exacerbation des replis identitaires de tout poil. Aujourd’hui le sectarisme linguistique, demain le tribalisme le plus élémentaire. Les leçons de l’histoire ont-elles vraiment été retenues par ceux qui s’exclament sur tous les médias : « les anglophones là ont raison !». Se souviennent-ils des conflits jadis interminables chez nos voisins nigérians ? Ou encore chez nos lointains parents rwandais et burundais ? Se rappellent-ils que dans ce même Cameroun, l’intégration des différentes composantes de la mosaïque tribale a été un long chemin, difficile à parcourir ?

Oui, les autorités ont raison de sévir et de la manière la plus ferme comme ils elles font. Personne n’a le droit de commander une « révolution » que rien de majeur ne réclame. Personne n’a le droit de manipuler des citoyens dans le besoin pour de sordides desseins. Que ces irresponsables sortent de l’ombre et se mettent aux avant-postes des « marches » de protestation qui fleurissent à Bamenda, chef-lieu d’une région si réputée pour son sens de l’hospitalité et de la mesure. On les devine, ricanant plutôt dans des mansardes sombres, heureux à l’idée de créer des divisions, de semer des troubles et la peur.

À cette machination qui échouera, nous en sommes convaincus, nous opposerons sans ambages cette réplique, qui fait loi dans plusieurs Constitutions à travers le monde. Malgré ses imperfections, « le Cameroun est et restera Un et indivisible ».

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