Cameroun : rappel de la loi et de l’ordre au pays de Paul Biya

Même si le Cameroun n’est pas connu pour l’emploi excessif de la force, les autorités administratives et politiques, jalouses d’une paix sociale chèrement acquise au fil des décennies, savent hausser le ton. Les mouvements sociaux relevés récemment dans les provinces du Sud-ouest et du Nord-ouest ont ainsi pu être maîtrisés. Profitant de la réunion semestrielle des gouverneurs des régions, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, René Emmanuel Sadi, a donné quelques éclaircissements à la presse sur l’état des lieux. Il faut savoir que ce rendez-vous permet de passer en revue le climat sécuritaire du pays et les dispositifs des forces de l’ordre pour assurer la célébration des fêtes de fin d’année de manière paisible.

Dans une interview accordée au quotidien national Cameroon Tribune, le ministre Sadi a notamment dénoncé « la désacralisation par certains des emblèmes nationaux ». Manifestement, l’épisode du drapeau camerounais brûlé à Bamenda devait être rappelé et dénoncé avec vigueur. Pour le MINATD, « il faut respecter le caractère unitaire, l’intégrité du Cameroun, des valeurs sacrées et consacrées par la Constitution. Ces principes fondent la République et il faut les protéger ».

Cela dit, sur un plan beaucoup plus général, René Emmanuel Sadi a indiqué que « comme il est de tradition, il faut nécessairement se concerter sur les enjeux liés à la sécurité, afin de voir quelles mesures sont prises par les autorités administratives pour l’encadrement des populations. Avec l’éclairage du Secrétaire d’État à la Défense chargé de la gendarmerie et du délégué général à la Sûreté nationale, on en saura un peu plus sur ces enjeux. De manière plus précise sur le terrain au Nord-ouest et au Sud-ouest, « la situation se normalise, d’après les comptes rendus qui parviennent des autorités administratives, révèle le MINATD. De hautes instructions du président de la République ont par ailleurs été données pour que le dialogue prévale. Un comité a été mis sur pied par le Premier ministre, chef du gouvernement, dirigé par le directeur du Cabinet des Services du Premier ministre. Les pourparlers se poursuivent entre les différents protagonistes. La situation est sous contrôle. Les consultations sont en cours. Certaines personnes ont voulu faire des revendications dans une certaine agitation. De plus en plus, tout le monde revient à la raison. Nous avons bon espoir que les fêtes de fin d’année se passeront dans de bonnes conditions dans ces zones de notre pays, a-t-il conclu.

Des propos rassurants quand on sait qu’il suffit d’une malheureuse étincelle pour mettre le feu aux poudres. Les exemples abondent en ce sens dans le monde et le Cameroun, conscient de conséquences tragiques qui peuvent en découler, s’en remet à un principe sacré : la loi et l’ordre fondent la vie en société.

 

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