Cameroun : un rappel de la philosophie politique de Paul Biya

Certaines âmes bien pensantes ont initié une nouvelle cabale contre le chef de l’État camerounais. Prétendre qu’il n’a ni fondement ni pensée politique, c’est faire preuve d’un aveuglement atroce. Petit rappel de la démarche du président de la République, consignée dans son ouvrage « Pour un libéralisme communautaire ».

Ceux qui ont été surpris par le ton de Paul Biya lors de son dernier discours à la nation doivent être en dehors de la dynamique politique du Cameroun. Chez l’actuel chef de l’État, il y une constance dans les principes et l’action politique. Juché sur une prudence et une patience, essentielles en politique, il a initié une dynamique de renouveau dans l’exercice du pouvoir.

Dans son message à la nation le 31 décembre 1982, il énonce déjà des pistes intéressantes qui baliseront son parcours au sommet de l’État. « Lors de ma prestation de serment, dit-il, j’ai fait la promesse de situer mon action sous le double signe de l’engagement et de la fidélité. La meilleure manière, me semble-t-il, d’honorer ce serment, est certes de préserver les précieux acquis accumulés sous l’impulsion éclairée de mon prestigieux prédécesseur, mais surtout d’imprimer à mon tour une dynamique nouvelle, pour conserver, accélérer au besoin le rythme de notre progrès ; c’est de combattre toute tentation à l’immobilisme, c’est de perfectionner sans cesse les structures et les instruments qui nous permettent de poursuivre notre marche en avant dans la voie du développement de notre pays, de son rayonnement, de sa stabilité. »

Il faut partir de là pour comprendre et surtout admettre que la démarche du Renouveau s’est effectuée avec rigueur. Ce terme a par ailleurs été l’un des fers de la lance de plusieurs mutations, tant au niveau de la gestion des affaires publiques que du comportement en société. Dans ce contexte du milieu à la fin des années 80, Paul Biya dit encore ceci : « Nous avons le devoir d’œuvrer pour l’avènement d’une époque nouvelle où les valeurs de liberté et de fraternité s’épanouissent dans toutes les nations (…) Faut-il le rappeler ? Le renouveau national recouvre un projet de société dont les axes principaux, soumis à l’ensemble du pays ont été plébiscités. Il s’agit de les mettre en œuvre en poursuivant ensemble une politique dont les mots d’ordre seront la rigueur et la mobilisation, la libéralisation et l’ouverture démocratique, le style nouveau dans l’activité de l’État et du parti, la dynamique nouvelle pour mobiliser l’ensemble de la société camerounaise. Cette politique qui postule en général un changement de mentalités, entraîne pour chaque catégorie de citoyens, des responsabilités spécifiques. »

Le Président de la République ne s’est donc pas réveillé un matin au cours des années 2 000 pour ouvrir des voies et annoncer des caps à atteindre. À chaque consultation populaire et lors des rendez-vous les plus importants de la nation, il a rappelé, martelé, insisté pour dire aux Camerounais qu’une certaine constance était nécessaire. Nécessaire et absolument essentielle à chacun, afin de contribuer à l’essor, à l’avancement du pays dans toutes ses composantes. Ce retour dans le passé pour recadrer les analystes de salon avait toute son importance. À tête reposée, ils se rappelleront sans doute que Paul Biya pense et surtout, agit.

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