Cameroun : pourquoi l’apaisement est au cœur de l’action de Paul Biya

La crise sociale dans les régions « anglophones » du Cameroun a connu un très fort relâchement. Après avoir invoqué le respect des lois et les symboles de la République, le chef de l’État camerounais a instruit que les négociations entre les parties soient faites dans un strict esprit d’ouverture.

Déjà, pour montrer leur bonne volonté, les autorités ont libéré ce mardi une vingtaine de jeunes parmi les manifestants arrêtés lors des échauffourées avec les forces de l’ordre et coupables d’incivisme notoire, le 8 décembre dernier. Et ce n’est pas être faible que de donner des gages de bonne volonté et de sincérité. C’est indiquer aux citoyens que la meilleure voie à prendre dans le cas de tensions de ce type, c’est la négociation et l’ouverture d’esprit. Parce que ce n’est pas une bataille, il ne faut s’attendre ni à des vainqueurs, ni à des vaincus. Le seul gagnant des échanges en cours et des conclusions attendues est et demeure le peuple camerounais, attaché à ses valeurs d’unité et de paix.

Il y a quelques années dans une profession de foi à la veille de l’échéance électorale présidentielle de 2004, Paul Biya avait égrené un nombre de points qui demeurent d’actualité. Parlant d’un de ses engagements, le plus important, parce qu’il conditionne la réalisation de tous les autres, il avait évoqué celui du maintien de la paix et de la stabilité.

En vivant dans la paix et la stabilité, cela permet, indique le chef de l’État, à chacun d’entre nous de vaquer normalement à ses occupations, de vivre paisiblement en famille, de faire des projets, sans craindre les bouleversements d’un conflit ou les déchirements d’une guerre civile. Regardez autour de vous et comparez, demandait-il. La paix n’est appréciée à juste valeur que lorsqu’elle n’est plus qu’un souvenir. Depuis, le président de la République n’a cesse de rappeler cet acquis majeur de notre pays, jeune démocratie sur le chemin de l’Émergence.

Cette démarche permet de mettre petit à petit hors-jeu, les fossoyeurs de la République. En son temps, Paul Biya avait eu des réflexions tout en finesse sur ces derniers. En tenant un langage de vérité, on conforte l’idée selon laquelle « la politique est l’art du possible ». L’essentiel est de savoir où l’on va et d’y aller avec détermination. A cet égard, il mettait en garde contre les promesses insensées de ceux qui n’ont pour véritable programme que la conquête du pouvoir par tous les moyens. « Qui sont-ils ces  » magiciens  » qui feront du Cameroun un paradis d’un seul coup de baguette magique ? », demandait-il. Sans doute conviendrait-il d’abord qu’ils se mettent d’accord entre eux puisqu’ils ne sont d’accord sur rien.

Quelle est leur expérience, quelles sont leurs compétences, quelles sont leurs méthodes ? Ils ne se rejoignent que sur le refus obstiné du dialogue, la critique systématique et le chantage permanent du recours à la violence.

C’est ce en quoi se refusent à céder la très large majorité des Camerounais. C’est à l’apaisement après les éclats de voix, c’est à la paix, héritage sacré, qu’il faut s’attacher.

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