Plusieurs n’ont toujours rien compris à la notion de paix, tel qu’indiqué par Paul Biya

Ce lundi encore, certains téméraires ont été à la source de gestes absolument inadmissibles dans ce pays de concorde. En dehors d’images habituelles de manifestations ordinaires dans la région affectée du Nord-ouest, c’est la vidéo d’un élève malmené alors qu’il s’apprêtait à s’en aller à l’école, qui soulève l’indignation. Il faudrait rappeler à ceux qui initient ce genre de lynchage d’un autre temps, qu’ils ont le droit de ne pas être d’accord sur tout ou rien, mais qu’ils puissent un tant soit peu, respecter la liberté des autres citoyens. Ce jeune étudiant qui s’en allait recevoir une instruction importante pour sa formation, vient de voir ruiner sa sérénité. Et cela, à cause de pseudo-militants d’une cause absolument passéiste, la balkanisation du Cameroun.

Lors de son message à la nation du 31 décembre 2016, le chef de l’État, Paul Biya, avait pourtant tenu à rassurer en déclarant solennellement que «  les libertés politiques et syndicales sont effectives au Cameroun. Elles sont garanties et encadrées par des lois et règlements. Dans ce cadre, chaque citoyen est bien fondé d’exprimer son opinion sur tout sujet de la vie nationale, y compris par l’observation pacifique d’un mot d’ordre de grève, dûment déclaré. Il s’agit d’un droit fondamental du citoyen, voulu par le peuple camerounais puisque garanti par la Constitution. Ce droit est inaliénable dans l’idéal démocratique que j’ai proposé au peuple camerounais et que, quotidiennement, nous construisons ensemble, patiemment et obstinément. »

Quelques jours plus tard, lors de la traditionnelle cérémonie de vœux des représentants de la communauté internationale au Cameroun, le président Paul Biya a eu à  parler du Cameroun, de son peuple et de l’attachement de ce dernier à son unité. Dans des mots clairs et chargés de sens, le chef de l’État a indiqué avoir toujours dit que l’unité des Camerounais se confond avec l’existence même de ce peuple. « Je ne cesse d’inviter mes compatriotes à veiller jalousement à ce que jamais cette unité ne s’arrête », a-t-il rajouté. Pour le président Biya, en quelque sorte, la diversité du peuple camerounais fait partie de son identité. Ce qui fait qu’il est attaché à ces deux valeurs fondamentales : unité et diversité. Et d’indiquer, rappelions-nous, que dans l’esprit de dialogue qui a toujours été le sien, il continuera, avec l’ensemble de ses compatriotes, à tout mettre en œuvre pour renforcer le vouloir-vivre ensemble.

À l’heure où une certaine escalade semble vouloir se faire jour sous la poussée d’irresponsables tapis dans l’ombre, il est plus que jamais temps de donner de la voix. Il est temps d’asséner à ceux qui envoient les autres commettre l’indicible dans les rues et saccager les biens publics et privés, que l’ordre doit régner dans le pays, par tous les moyens que la loi permet. On ne saurait tolérer plus longtemps voir la société se faire prendre en otage par des extrémistes. Extrémistes et lâches.

Pensons-y un instant. Sous quelle autorité devrions-nous vivre s’il arrivait qu’ils soient en position d’autorité ? Poser la question, c’est y répondre.

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