Cameroun: Le gouvernement est formel : ‘’pas de fédéralisme ni de sécession’’

Pour que les choses soient claires pour tout le monde, les autorités ont communiqué de manière officielle la position du pouvoir face aux tensions sociales dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. Face aux médias, le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, en a fait l’annonce de manière claire et précise.

Dans son propos et sa démonstration de la bonne foi et du respect des engagements du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary a tenu à rappeler un des points forts du discours du chef de l’État à la nation le 31 décembre dernier, au sujet de ces événements malheureux : « Nous devons rester à l’écoute les uns des autres. Nous devons rester ouverts aux idées mélioratives, à l’exclusion toutefois, de celles qui viendraient à toucher à la forme de notre État.  (…) Nous sommes disposés, à la suite et dans l’esprit des artisans de la Réunification, à créer une structure nationale dont la mission sera de nous proposer des solutions pour maintenir la paix, consolider l’unité de notre pays et renforcer notre volonté et notre pratique quotidienne du vivre ensemble.   Et cela, dans le strict respect de notre Constitution et de nos Institutions.  Dois-je le redire ?  Le Cameroun est Un et Indivisible ! Il le demeurera ».

Maintenant, a indiqué le MINCOM, afin d’examiner les revendications des uns et des autres et y apporter autant que faire se peut les réponses les mieux appropriées, le premier ministre, chef du gouvernement, a été instruit par Son Excellence Monsieur le président de la République, de mettre en place des cadres de dialogue avec les différentes parties prenantes aux problèmes soulevés, à l’effet d’examiner la pertinence desdits problèmes et de proposer aux instances de décision, les solutions susceptibles d’être envisagées.

Parmi ces doléances, il avait été question de la faible capacité financière des établissements privés laïcs et confessionnels à se situer à la hauteur des objectifs de formation optimale de leurs apprenants. Pour y faire suite, a rappelé M. Issa Tchiroma Bakary, le chef de l’État a ordonné la mise en place d’un fonds spécial d’un montant de deux milliards de francs CFA, pour servir de subvention en faveur des établissements d’enseignement privés laïcs et confessionnels.

Mais, regrette le MINCOM, contre toute attente et malgré le respect de ces engagements tant sur le plan de leur consistance que sur celui de leurs formes et de leurs procédures, les interlocuteurs du gouvernement avaient refusé de lever leur mot d’ordre de grève, contrairement à ce qu’il avait été préalablement convenu, arguant de ce que les revendications satisfaites par le gouvernement ne constituaient pas des points majeurs dans leur assortiment d’exigences.

Quand on se penche sur les propos du président le la République, celui-ci affirme sans ambages : la forme unitaire de l’État est intangible et le Cameroun est et demeure un et indivisible. Il n’y aura donc ni fédéralisme, ni sécession, d’asséner Issa Tchiroma Bakary qui indique dans la foulée que « ces propos du président de la République ont désormais vocation à servir de boussole et de feuille de route dans l’appréhension que chaque citoyenne et chaque citoyen doivent avoir de cette situation, ainsi que dans la manière dont elle doit être traitée par tous les acteurs institutionnels, politiques ou sociaux. Ceux qui s’en démarquent choisissent de se mettre d’office en marge de la Nation. »

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