Cameroun: ‘’My duty is to oppose’’ ne saurait être une posture au pays de Paul Biya

Alors que les tensions sociales s’exacerbent quelque peu dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest du Cameroun, il devient important de rappeler un certain nombre de principes. Parce que s’opposer systématiquement à des propositions venant d’un camp d’en face n’a pas de portée et ne représente aucune vertu.

« My duty is to oppose » a longtemps été le leitmotiv de plusieurs parlementaires britanniques face au parti au pouvoir. Dans le cadre bien précis des démocraties, dites occidentales, ce type de posture révélait tout simplement la démonstration d’une astuce politique visant à permettre au gouvernement de mieux gouverner, se sentant surveillé. D’un autre côté, c’était l’attitude de politiciens absolument insensibles aux enjeux et veillant uniquement à faire trébucher le pouvoir. Ça y ressemble à ce qui se passe au Cameroun en ce moment.

L’opposition dans des officines sombres et dans la rue à Buéa ou à Bamenda, semble désormais être fermée à toute forme de compromis. L’objectif noble de certains syndicats et autres organisations civiles de se mettre à la table des négociations, ne saurait pourtant être pour la forme. Il y a une responsabilité fondamentale pour leurs représentants de s’exprimer, et même de marteler leurs doléances dans le cadre, uniquement, des lois de la République. On ne saurait tolérer une seule journée de violences de plus dans nos villes, sous le couvert de revendications diverses.

Depuis quelques jours, opportunistes, les très actifs militants de mouvements sécessionnistes de ces régions sont de nouveau au front, bannière et mémorandums au vent. Quelles sont les raisons de leur nouvelle sortie? À quoi rime toute l’agitation sur le front politique et les secousses sur les fondements de la nation, alors que sur la table des négociations, il est question de simples arrimages techniques et administratifs en termes de droit et d’éducation?

Décider de s’opposer de manière idéologique révèle un manque flagrant d’arguments. Cela démontre à satiété la connivence entre des pyromanes tapis dans l’ombre et de pseudo activistes radotant dans les médias, surtout sociaux. La pertinence d’une action dans l’univers politique se mesure à l’aulne des points mis de l’avant, de leur articulation et de leur finalité dans ce qu’ils apportent à la construction nationale.

On rejoindra sans peine le président Paul Biya, lorsqu’il déclare que chacun des citoyens de ce pays porte en lui une part de génie à l’édification d’une société plus juste et plus égalitaire. La notion de justice ne concerne pas que les autorités administratives, mais d’abord et avant tout les Camerounais, dans leur attachement à ce pays. Un pays né dans la douleur et qui se construit, jour après jour, grâce aux compétences de tous et de chacun. La confiscation du libre exercice démocratique par des extrémistes est une mascarade et une honte qu’il faut dénoncer avec la dernière énergie.

Nous proposerons donc bien humblement que ceux qui ne sont pas d’accord puissent être plus motivés par l’expression « My duty is to contribute ».

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