Cameroun: Paul Biya ne ‘’commente pas les commentaires’’

En réponse à la question d’un journaliste qui lui demandait son avis sur ce qui se disait sur lui par d’anciens collaborateurs, le président de la République avait eu cette réponse dont il a le secret. Laisser la Justice appliquer le droit et le gouvernement faire respecter l’ordre public est absolument nécessaire, et y trouver à redire relève de démagogie intellectuelle.

Les porte-parole de la malhonnêteté proverbiale de l’opposition inutile camerounaise, ont trouvé le moyen de se donner de l’air sur les médias sociaux depuis plusieurs semaines. Engoncés dans leurs contradictions, les plus confus se sont fendus en une pénible démonstration de la présence d’un dictateur à la tête de l’État camerounais. Le superbe costume taillé au président de la République affiche pourtant en même temps des défauts de fabrication qui sont la marque même de ces imposteurs.

Comment peut-on dans un même discours trouver que les « extrémistes » exagèrent et que ce sont les autorités qui ont créé ces extrémistes ? Comment regretter que le Cameroun fût tranquille et oser dire du même souffle que le pouvoir fait tout pour que la rue s’agite et brûle? Comment applaudir à quatre mains l’action de nos forces de défenses face à la nébuleuse Boko Haram, alors que des années auparavant, on trouvait exagérés les budgets alloués à la formation et à l’équipement de nos unités d’élite ?

Il y a une schizophrénie permanente chez ceux qui ne savent plus par quel bout prendre le chef de l’État. Du coup, ils prennent la moindre occasion tendancieuse pour repartir à l’attaque, certains avançant maquillés comme des voitures volées. Ce qui se passe en ce moment dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest mérite une action conséquente et responsable du pouvoir. Le président Paul Biya en a tracé les contours et initié une feuille de route en accord avec les lois de la République et le principe de conciliation fraternelle et citoyenne ancré dans nos traditions. Il ne sert donc à rien de s’obstiner à lui dépeindre un portrait de dictateur fini qu’il n’est pas.

Au-delà des désaccords qui existent en matière idéologique, comme dans toutes les nations démocratiques du monde, au demeurant, une écrasante majorité des Camerounais sait que ce pays ne saurait tomber dans le piège tendu par des opposants de pacotille. Disséminés à travers l’univers médiatique, ils démontrent chaque jour une incapacité élémentaire à avoir une lecture exacte des faits et en tirer des conclusions cohérentes.

Fidèle à son habitude, Paul Biya fait donc fi de ce qui se dit et se trame, laissant le soin à son action politique de répondre à la démagogie rampante des reptiles qui glissent sur la toile. Il sait ce pays trop fier pour se laisser distraire, encore moins se laisser pourrir de l’intérieur par des aventuriers. Le Cameroun traversera cette énième crise avec une maîtrise d’une action qui en étonnera encore plus d’un. C’est une certitude.

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