Paul Biya peut servir d’exemple à ses opposants

Le chef de l’État camerounais est rare dans les médias, économe de mots mais présent dans l’action, toute l’action politique de son pays. Avec hauteur et responsabilité, son attitude impressionne, jusque dans les rangs de ses adversaires politiques. Après de chaudes semaines de mouvements divers, une certaine lassitude a gagné les rangs des agitateurs. En politique, le plus important réside souvent dans la gestion du temps, quelles que soient l’importance et l’urgence de la situation.

Le président de la République a des tonnes de leçons à donner à ceux qui regrettent maintenant, sous le manteau, d’avoir poussé l’audace un peu trop loin. Maintenant que leurs organisations sont interdites, ils ne savent plus à quel saint se vouer. Ces débutants n’ont qu’eux-mêmes à blâmer compte tenu de la sensibilité des problèmes qu’ils ont voulu soulever. C’était sans compter avec la vigilance et le bon sens des Camerounais, à commencer par le premier d’entre eux. Le Cameroun ne bradera pas un seul pouce de son territoire, ni aucun de ses principes fondateurs à cause de menaces quelconques. L’appel à la sécession de certains de nos compatriotes du Nord-ouest et du Sud-ouest n’est qu’une lubie, aussi ancienne que les rêves inaboutis de certains prêcheurs en eaux troubles.

En politique, rêver est bien mais s’appuyer sur des prémisses réalistes pour les réaliser est encore mieux. Dans le cas des petits penseurs qui se sont improvisés idéologues du côté de Buéa ou de Bamenda, on nage en pleine illusion. Aucun de ces farceurs ne connaît le simple début du commencement de la fondation d’une nation. Ce n’est pas en mettant à profit le talent de graphistes pour fabriquer des emblèmes et en découpant des bouts de chapitres à gauche et à droite pour monter une pseudo-constitution, que l’on est crédible.

Les fondements d’un pays partent bien plus loin que de simples évocations territoriales ou linguistiques accrochées à des symboles vieillots. Les bases d’une nation sont attachées à bien plus qu’une communauté culturelle et à des affinités quelconques. Il y a dans la constitution d’un pays, la ferme conviction de se retrouver autour d’idéaux communs forts et de les prolonger chaque jour à travers une dynamique de progrès.

Dans son ouvrage « Pour un libéralisme communautaire », socle de sa philosophie politique, Paul Biya a eu cette phrase très forte qui devrait intéresser les couards exaltés, tapis dans les broussailles du Mont Fako : « « Il faut distinguer le spiritualisme culturel de l’idéalisme culturel : en effet, autant le spiritualisme affronte des propres réalités pour en extraire du neuf, autant l’idéalisme esquive sa réalité pour se bâtir des chimères. Le spiritualiste engage des combats qui lui permettent de vivre ses rêves : l’idéaliste s’évade des champs de bataille pour avoir le loisir de rêver sa vie ». La maturité politique ne s’invente pas, ‘’Think about it’’, serait-on tenté de dire.

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