Cameroun : Paul Biya, l’homme et la méthode

« Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation ». Cette métaphore, courante dans le jargon footballistique, s’applique à merveille au chef de l’État camerounais. À chaque fois que la situation l’a exigé, le président le la République a su prendre le temps de décider de la meilleure action à prendre.

De la crise sécuritaire face au groupe Boko Haram à la maîtrise des turbulences sociales du côté des régions du Nord-ouest et du Sud-ouest en passant par la crise des otages dans le Nord, Paul Biya a su doser les avis. Avant de suivre avec des réactions mesurées mais fermes, dans le strict respect des lois qui régissent la vie dans ce pays qu’est le Cameroun.

La méthode Biya, on veut bien le rappeler, n’est pas seulement faite d’un tempo savamment calculé, elle est empreinte d’une grande sagesse. Celle qui part du tréfonds des cultures africaines, mâtinée de la dure expérience des rencontres avec les peuples venus d’ailleurs et des combats épiques pour la liberté et la dignité. Chaque fois qu’il en a l’occasion, le chef de l’État ne manque pas de rappeler aux Camerounais, la chance qu’ils ont de vivre ensemble dans un pays si divers. Et chaque fois qu’ils en ont également l’occasion, ses compatriotes le lui démontrent avec ferveur. Ce n’est nullement un bonheur feint car on ne peut se tromper sur l’état psychologique de toute une nation qui sait faire la part des choses.

Oh, le peuple n’est pas toujours en accord avec certaines des décisions prises en haut lieu, mais il essaie le plus souvent de comprendre, sachant que rien n’est engagé au hasard dans la gestion et la direction du pays. L’essayiste Boniface Nkobena Fontem, dans son ouvrage Sacerdoce politique et stabilité des systèmes : le paradigme Paul Biya,  avait trouvé des formules extrêmement précieuses pour parler de l’action du chef de l’État camerounais. L’essayiste dit entre autres : « Une des qualités saillantes de la personnalité du président Biya est sa capacité de faire le tri de ses idées et de les peser avant de passer à l’action ; c’est-à-dire réfléchir avant de parler, plutôt que de parler avant de réfléchir ». Ailleurs, il rappelle que grâce à Paul Biya, « le Cameroun apparaît aujourd’hui comme un havre de stabilité relative et un laboratoire de recherche des solutions aux déviances de divers ordres qui minent bon nombre de pays africains ».

Le temps n’est donc pas aux dissections faciles de l’action de cet homme, mais à la reconnaissance de l’action d’un énorme politicien, d’un véritable homme d’État. Comme les faits peuvent le démontrer, la réussite de Paul Biya n’est pas admise pour paraître flagorneur, mais simplement pour indiquer la chance que le Cameroun a de disposer à sa tête, d’un être aux qualités humaines si rares de nos jours. Un homme qui agit avec méthode, sans trop de discours.

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