Ce petit activisme qui vise Paul Biya et le Cameroun

Depuis quelques semaines, des campagnes insidieuses attaquent le Cameroun sur le front des libertés. Il y est principalement question de la suspension de l’internet dans les régions du Sud-ouest et du Nord-ouest. Une mesure justifiée par des impératifs sécuritaires absolument nécessaires. Les militants en petite culotte y ont de nouveau trouvé de quoi accabler les autorités camerounaises, et surtout le président de la République.

L’affaire a pris des proportions telles que même Edward Snowden, figure marquante de l’insoumission à l’ordre établi, s’est fendu d’un tweet enjoignant l’État camerounais à revenir sur la décision de couper le net dans les zones à hautes tensions sociales. Évidemment, il n’en fallait pas plus à quelques illuminés pour emboîter le pas et mener littéralement une campagne de salissage à l’endroit  du pouvoir à Yaoundé. Occasion rêvée pour redire que Paul Biya et son gouvernement abusent de leur autorité et agissent en véritables dictateurs. Avec cette interdiction, les libertés longtemps soupçonnées d’être menacées au Cameroun, le seraient donc réellement. Mais qu’en est-il dans les faits ?

Même si les personnes autorisées sont avares de commentaires et/ou d’explications, il est quand même surprenant que chez les opposants au gouvernement, on ne fasse réellement pas cas de la situation sécuritaire, véritable enjeu depuis plusieurs semaines, en plus des questions politiques qui menacent les fondements de la République du Cameroun. Il nous semble qu’en muselant les sécessionnistes et autres séparatistes du ‘’Swouthern Cameroon’’, on se prévaut de prérogatives prévues et inscrites dans la loi au Cameroun. Rien n’est plus grand et important que la paix sociale et la liberté d’aller et de venir sur le territoire. Lorsque des « no man’s land » sont créés de manière opportune pour mettre littéralement le pays sous tension permanente, on se doit de réagir.

Qu’auraient-ils donc, fait ces démocrates ? Qu’auraient-ils donc décidé, ces acharnés des libertés, toutes les libertés ? Laisser faire les fossoyeurs de la République ? Il ne s’agit pas ici d’un jeu, ni d’un essai philosophique. Il s’agit de l’existence d’un pays unifié, forgé à la force de bras et avec des individus nantis d’esprits bien plus cohérents, conciliants et brillants dans leur vision d’une nation. Si aujourd’hui, quelques aventuriers s’autorisent à étaler leur action destructrice en se servant de la vitesse et de la puissance de l’internet, il y va pour les autorités de se trouver parfaitement justifiées de décider de la suite des choses. Soit laisser pourrir la situation, soit frapper fort, au risque de déplaire aux puristes de tout poil.

L’enjeu étant la sécurité du territoire et la sécurisation des populations, on est parfaitement dans son rôle à Yaoundé, de trouver en l’Internet une passerelle déstabilisatrice et utilisée à satiété par les fauteurs de troubles, largement hors-jeu par leur démarche fondamentalement hors-la-loi.

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