Ces opposants à Paul Biya qui réfléchissent peu ou pas du tout

Profitant des mouvements sociaux qui ont récemment perturbé le quotidien des régions du Sud-ouest et du Nord-ouest, certaines formations politiques avaient convenu de modifier l’agenda politique de la nation. Entre autres, une marche avait été programmée par le Social Democratic Front (SDF) pour réclamer plus d’autonomie politique aux régions anglophones du Cameroun. La manifestation a été interdite et les leaders du mouvement ont compris qu’ils étaient allés trop loin et ont pris la mesure avec plus de sérénité qu’auparavant.

Conseillés par on ne sait quels mauvais génies, ces responsables politiques ont compris, bien plus tard, qu’ils s’engageaient dans une voie sans issue. Tant sur le plan constitutionnel, politique que social, la contradiction était flagrante. Vouloir défendre le fédéralisme et l’unité nationale dans le même souffle relève de l’entourloupe la plus grossière. Face à la détermination des autorités, on parle désormais de report de la manifestation du côté des aliénés de la démocratie à géométrie variable. Les raisons invoquées par l’exécutif du SDF sont tellement alambiquées qu’elles ne servent à rien d’autre que distraire la population et satisfaire des esprits férus d’érudition boiteuse.

Voilà des individus qui ne supportent pas la contradiction au sein de leur organe politique et encore moins que l’on touche à leurs statuts, et qui viennent s’en prendre au plus sacré des gains de ce pays : l’unité nationale. La paix que vivent les citoyens camerounais n’est pas relative et découle de principes désormais inscrits dans leur ADN. Les Camerounais ont compris depuis longtemps qu’il ne pouvait y avoir meilleure condition pour le  « vivre ensemble » que sous une seule et même bannière. Il n’y a donc rien ni personne qui s’adossera sur des revendications illégitimes pour briser ce pays et profiter d’une hypothétique manne dont seraient privés les Camerounais de culture anglophone.

La Constitution camerounaise, il faut le rappeler, dit ceci de l’État et de la Souveraineté : « La République du Cameroun est un État unitaire décentralisé.  Elle est une et indivisible, laïque, démocratique et sociale. » Si certains illuminés croient pouvoir profiter de la fenêtre d’expression libre qui leur est acquise, pour pousser un agenda maléfique, ils trouveront la loi et les Camerounais en face d’eux. Il faut dire que l’opportunisme du SDF ne sera pas sans conséquences lors des prochaines échéances. Cela parce que, très loin de son socle-programme des années 90, cette formation politique a fait le pari de remonter dans les faveurs de la population en embrassant toute forme de « rébellion » sur le territoire national. Cela leur a enlevé toute chance d’alternative à court ou moyen terme, tellement l’incohérence est à l’ordre du jour dans leurs officines.

Ce n’est pas avec cette nouvelle bévue que les partisans de ceux qui ont avancé le slogan « Power to the People » oseront renouveler un quelconque attachement. Nous en sommes convaincus, car on n’a pas fini de voir la bêtise en action.

 

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