Journée internationale de la liberté de la presse : pour que triomphent les bonnes pratiques

 

Ce mercredi, 1er mai, est journée internationale de la liberté de la presse. Le Cameroun se joint, comme tous les ans, aux autres pays du monde pour célébrer cette journée. Les journalistes saisissent  généralement cette occasion pour se regarder dans le miroir et surtout évaluer l’état de la presse dans leur pays à travers diverses manifestations.

Le constat est généralement le même : un réquisitoire de ce que l’on considère comme entrave à l’exercice de ce que les journalistes considèrent eux-mêmes comme le plus beau métier du monde ; très peu d’activités qui permettent aux journalistes de s’interroger sur le meilleur moyen de faire leur travail et de donner satisfaction à leurs lecteurs, auditeurs et téléspectateurs ; quelque chose qui a trait au respect de l’éthique et de la déontologie, ou plus simplement dit aux bonnes pratiques professionnelles.

Mais il ne faut pas désespérer. D’ailleurs, Mutations, un quotidien paraissant à Yaoundé, ne rend-il pas compte ce jour des assises de l’université du syndicat national des journalistes du Cameroun tenues le 2 mai à Douala, au cours desquelles les journalistes se seraient mis à l’école de bonnes pratiques ?!

Vous avez dit bonnes pratiques ! Parlons un peu de cet Ahmed Abba, correspondant au Cameroun de RFI, qui a été condamné à 10 ans de prison ferme par le tribunal militaire de Yaoundé.

Reconnaissons quand même que jusqu’à ce que cette affaire éclate, Ahmed Abba n’était qu’un illustre inconnu au pays de Paul Biya… Peut-être parce que les émissions en langue haoussa de RFI ne sont probablement pas celles que la plupart des Camerounais écoutent le plus.

Toujours est-il qu’Ahmed Abba, correspondant camerounais de RFI, a été jugé coupable de collusion avec les terroristes de Boko Haram par la justice camerounaise. Suffisant pour que la radio française crie au scandale, pousse des cris d’orfraie et voue la justice et le gouvernement camerounais aux gémonies.

Il faut quand même reconnaitre qu’entre la pratique de la profession de journaliste, surtout quand on travaille pour une institution respectée comme RFI, et l’association avec des terroristes, il y a un pas qu’il ne faut pas franchir. Et si l’Ahmed Abba l’a fait, comme tend à le confirmer la justice camerounaise, il faut le dénoncer et le condamner, parce qu’il y a là manifestement une incompatibilité notoire.

Que tous ceux qui ont choisi d’exercer le noble métier de journaliste se désolidarisent une fois pour toutes de cette façon de faire et la condamnent sans aucune réserve pour que triomphent les bonnes pratiques.

J. Angouang

 

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