Comme la prochaine présidentielle peut déjà inspirer certains Camerounais !

On aurait dû s’y attendre. Au fur et à mesure qu’approche 2018, année au cours de laquelle devrait se tenir l’élection présidentielle au Cameroun, deux phénomènes assez curieux sont observables : d’une part,  les candidatures plus ou moins farfelues qui se manifestent et, de l’autre, des attaques en règle dirigées contre l’actuel chef de L’État camerounais, le président Paul Biya.

S’agissant des candidatures à la prochaine élection présidentielle, quelques mois avant la date butoir, l’on ne devrait pas être surpris que des candidatures se manifestent. Mais ce qui étonne, c’est que quelques fois, ce sont des hommes qu’on ne connait pas sur le terrain de la politique.

Il en est par exemple ainsi de Cabral Libii. De son vrai nom Cabral Libii Li Ngue Ngue, plutôt jeune, l’homme se prend déjà, semble-t-il pour l’Emmanuel Macron du Cameroun. D’aucuns leur trouve quelque ressemblance…Mais lui n’a jamais été ni banquier, ni ministre. Jusqu’ici, on ne l’a connu qu’à travers le petit écran dans des débats du dimanche que proposent certaines chaines privées camerounaises. Les mauvaises langues le présentent comme un « intellectuel du dimanche ». Mais lui dit qu’il est « consultant, universitaire ».

Autre candidat, Jean Blaise Gwet. Il a annoncé sa candidature au cours d’une conférence de presse en avril dernier. Il est à la tête d’un parti politique, le MPCC, dont personne n’a entendu parler. Par contre, il y a longtemps, l’homme a bâti sa renommée et une certaine fortune dans la vente de téléviseurs de marque LG, qu’il a rebaptisée Lucky Gwet. L’affaire, semble-t-il, a foiré et son initiateur porté disparu avec. Plusieurs années après, revoici Jean Blaise Gwet !  A vrai dire, l’homme a un peu perdu de sa superbe et, pour rebondir, s’est reconverti dans le commerce des lampes électriques…

Quant aux attaques dirigées contre l’actuel chef de l’Etat, on peut dire qu’elles ne surprennent personne. Il est en effet normal que ceux qui veulent prendre sa place essayent de le discréditer… Mais ce qu’on observe et qu’on déplore, c’est que les coups sont donnés en dessous de la ceinture : on s’attaque maladroitement à sa famille, en attribuant à sa fille Brenda une villa d’on ne sait combien de milliards construite on ne sait dans quelle ville américaine… Et lui-même, on tente de le présenter comme l’un des dix présidents les plus fortunés d’Afrique, sans avancer aucun chiffre.

La meilleure, c’est que d’aucuns, le soupçonnent d’avoir financé la campagne de… Marine Le Pen. Pas moins.

Que ne va-t-on pas entendre dans les jours et les mois à venir !

J. Angouang

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