Le SDF appelle à boycotter la fête nationale… Quelle idée !

Les Camerounais des quatre coins du pays, dans un élan patriotique, s’apprêtent à célébrer  les 45 ans de l’Etat unitaire, le 20 mai 2017. Un grand moment car, pour parler comme le Pr Jacques Fame Ndongo, « la fête nationale, c’est le Cameroun dans sa splendeur et sa flamboyance.

Pendant ce temps, on apprend que le Social democratic front (SDF), le principal parti d’opposition au Cameroun, entend boycotter ce grand événement national. Le parti de M. John Fru Ndi fait circuler sa menace à travers les réseaux sociaux depuis quelques jours. Les raisons évoquées par les hiérarques du SDF pour justifier ce boycott, c’est que leur parti compte ainsi « protester énergiquement contre l’état de dégradation actuel de notre pays »…Pas moins.

Il faut croire que Fru Ndi et le SDF ne savent plus quoi faire pour exister et jouent avec le feu. En panne d’idée et d’initiative, ils ne savent plus sur quel pied danser. Depuis le début de la grève des enseignants et des avocats anglophones qu’ils ont, sans vergogne, essayé de récupérer, les responsables du SDF soufflent sur les braises et espèrent ainsi tirer les marrons du feu. En journée, ils donnent l’impression d’appeler au dialogue alors que nombre de leurs militants tirent les ficelles dans l’ombre.

Et cela se fait de la manière la plus grossière, au vu et au su de tout le monde. Le quotidien Le Messager, qu’on ne saurait soupçonner d’accointance avec le pouvoir actuel, note fort pertinemment que « le SDf (qui) envisage de surfer sur la fibre sentimentale pour se donner une bouffée d’oxygène à la veille d’importantes consultations électorales qui  pointent à l’horizon ».

Quoiqu’il en soit, une telle démarche ne peut que choquer par son caractère antipatriotique surtout de la part d’une formation qui a toujours clamé haut et fort son ambition de diriger le pays.

A vrai dire, ce qu’il convient d’appeler « crise anglophone » a permis de révéler aux yeux du monde le vrai visage du parti que dirige M. Fru Ndi depuis la libéralisation du paysage politique par le président Paul Biya. Ses positions équivoques sur la forme de l’Etat l’ont plus souvent rapproché de partisans de la sécession que de la majorité des Camerounais, ceux qui œuvrent pour un véritable vivre-ensemble, le renforcement de l’unité et de l’intégration nationale.

Il ne faut pas s’y tromper : la fête nationale, c’est le moment pour tous les Camerounais, fiers de leur pays, de resserrer les liens d’exprimer leur patriotisme, leur attachement à l’unité de leur pays, leur désir de vivre ensemble. Boycotter cette fête devrait donc être condamné avec la dernière énergie.

J. Angouang

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

13 − 11 =