Menaces de boycott des examens officiels : à qui profite le crime ?

La saison des examens officiels est déjà là. En effet, dès ce lundi 15 mai, candidats inscrits aux épreuves pratiques doivent commencer à composer pour ce qui est du General Certificate of Education (GCE), dans le sous-système anglophone.Pendant ce temps, d’aucuns appellent au boycott. Dans quel intérêt?

C’est vers un moment crucial de la vie d’un élève qu’on est en train d’aller ainsi. Le ministère chargé de l’enseignement secondaire, l’GCE Board, l’office chargé de la gestion des examens, les enseignants, les parents et, plus encore, les élèves, tout le monde doit se mobiliser pour que ces examens se déroulent dans de bonnes conditions.

Le Président Paul Biya, pour sa part, tient en tout cas à ce que cette année scolaire ne soit pas perdue. C’est la raison pour laquelle, avec promptitude, il a favorablement répondu aux revendications des enseignants anglophones, renforcé la subvention accordée à l’enseignement privé, instruit l’organisation des cours de rattrapage, etc. Bref, il a tout mis en œuvre pour que la grève des enseignants anglophones ne puisse pas influer négativement sur le déroulement de l’année scolaire dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest.

De même, il a plus d’une fois reporté la date limite de dépôt des candidatures pour permettre au maximum, si ce n’est à tous les élèves, de déposer leurs dossiers et de composer.

Depuis quelques jours, il a dépêché son ministre Jean Ernest Masséna Ngallé Bibehe, en charge des enseignements secondaires, au Nord-ouest et au Sud-ouest, question de tout mettre en œuvre pour que les examens de fin d’année puissent se dérouler normalement dans l’intérêt des élèves et de la nation.

Pendant que le gouvernement s’investit ainsi, il se trouve des individus tapis dans l’ombre pour soutenir que les examens n’auront pas lieu. Après avoir usé  de menaces et d’intimidations pour les empêcher d’aller à l’école, ils investissent les réseaux sociaux, et ambitionnent ainsi de prendre en otages les enfants qui ne demandent qu’à passer leurs examens. Ce faisant, ces individus privent ces enfants d’un droit fondamental, le droit à l’éducation. Ils hypothèquent ainsi l’avenir de ces enfants sur lesquels le Cameroun compte pour se faire une place dans le concert des nations dans les années à venir.

On peut alors se demander à qui profite le crime, puisque c’est de cela qu’il s’agit. Que deviendront ces enfants, probablement  malgré eux, victimes de déperdition scolaire ? Qui paiera le prix de ces actes que quelques individus sans foi ni loi posent sous prétexte de revendications politiques. Seul l’avenir nous le dira.

Pour sa part, le président Paul Biya et son gouvernement, en multipliant des gestes de bonne volonté, peuvent raisonnablement prendre à témoin la communauté nationale et les observateurs étrangers de ce que ce qui pouvait être fait à leur niveau l’a été. A chacun maintenant d’en tirer les conséquences.

    J.Daniel

 

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